PEUGEOT 407 SW 2,7 Hdi Féline

ESPACE BREAK
  • Luminosité
  • Confort
  • V6 / Standing
  • Poids/consommation
  • Manque de rangements
  • Système multimédia

Prix : 41 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes Diesel Turbo à injection directe
Cylindrée 2720 cm³
Puissance maxi 204 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 44.20 mkg à 1900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.76 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1777 kg

Capacités

Coffre de 448 à 1654 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 226 km/h
0 à 100 km/h 8.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.50
Urbaine 11.90
Mixte 8.50
Essai 0.00

Lumineux

Sortie en 2004 et héritière d’une longue lignée initiée en 1934, la PEUGEOT 407 mène une carrière honorable mais discrète de routière talentueuse. Aujourd’hui à mi-vie et menacée par de nouvelles venues très aguicheuses, la gamme 407 a été subtilement "upgradée" pour leur tenir tête. Au sommet théorique de cette gamme dont 77% des ventes se font en version diesel trône donc ce V6 HDi de 2,7 litres et 204 chevaux, essayé pour l’occasion dans l’imposante carrosserie du break Station Wagon . 407 version 2, chargement, lancement…

Féline, es-tu là ?

A sa sortie la lionne a un peu dérouté. Grande bouche béante, feux avant interminables, arrière ramassé et roues affleurantes : elle semble prête à bondir et se démarque singulièrement de la discrète 406. Ce style extérieur a pu convaincre ou rebuter, mais n’a laissé personne indifférent et a tout de même permis à PEUGEOT de vendre plus de 750.000 407 en quatre ans. Un résultat que certains constructeurs français aimeraient bien réitérer en ce moment dans le même segment. Nouvelle, vous avez dit nouvelle ? De l’extérieur cette nouvelle mouture ne diffère que subtilement de la précédente. Une entrée d’air légèrement retravaillée, de nouveaux boucliers, de nouveaux feux arrière et un petit peu de chrome et le tour est joué ! Il n’empêche que la finition de la carrosserie est de très bonne facture et participe à l’impression générale racée et cossue qui se dégage de cette auto, surtout avec les jantes 18 pouces "soleil" de cette version "Féline". A l’intérieur, les retouches ont principalement porté sur les finitions et l’incorporation de nouvelles prestations. Les couleurs et matériaux de l’intérieur ont ainsi été revus, tel le traitement "noir laqué" de la console centrale très tendance. La qualité perçue des commandes a également été retravaillée avec l’invasion du chrome. Le cuir des sièges, de série sur cette version haut de gamme, est également de très bonne facture, mais un accès difficile à l’arrière des fixations Isofix pour fixer des sièges enfants, amènera sans doute à l’usage, à marquer localement le siège. De plus, une bouteille d’eau de 1,5 litre n'entrera malheureusement pas dans les bacs de portes. On appréciera tout particulièrement les vitres arrière sur-teintées, cachant l’intérieur de la voiture aux regards indiscrets. De même, la lunette arrière s’ouvre indépendamment du hayon de coffre : cela permet également de prendre une ou deux affaires dans le coffre sans en exposer le contenu à tous les regards. La largeur de chargement de ce dernier est cependant limitée, surtout en partie haute à cause de la resserrée de l’habitacle. Heureusement comme tout bon break qui se respecte, cette 407 SW propose un seuil de chargement bas et plat. Le confort, argument principal de ce type d’auto, a été particulièrement soigné. La climatisation propose un réglage séparé gauche/droite et un bon silence de fonctionnement. L’isolation acoustique est également de bonne facture, malgré quelques craquements d’habillage à l’usage sur mauvaise route, et il n’y a que peu ou pas de bruits d’air. Sur ce chapitre, on regrettera finalement juste les sièges trop fermes et un plastique de panneau de porte beaucoup trop dur au niveau de l’appui des coudes : cela en devient presque douloureux sur longue distance. Cette nouvelle mouture de la familiale PEUGEOT présente un nouveau système navigation/audio/multimédia appelé "WIP" pour "World In PEUGEOT". Ce système est doté d’un écran couleur de sept pouces, et propose en temps réel des informations sur l’état du trafic, ce qui permet à l’aide à la navigation, de vous proposer des itinéraires d’évitement au moindre bouchon. Enfin, il permettra à l’avenir, selon le constructeur, de signaler des zones d’intérêt ; ou bien à risque comme les radars ? Voici enfin un constructeur qui ose rompre l’hypocrisie ambiante sur son système de première monte, poussé peut-être en cela par la concurrence des systèmes mobiles le proposant déjà. On regrettera juste que l’écran 16/9 ne soit pas tactile, ce qui entraine une forêt de boutons en console, heureusement rattrapée par une ergonomie correcte. Le système propose de multiples réglages en tous sens qui permettent d’obtenir un très bon son, presque digne d’un appareil de salon, mais il n’est cependant capable de reconnaitre par USB que des lecteurs fonctionnant comme des clés de stockage. Pas de synchronisation en effet avec la star iPOD, que vous devrez donc brancher sur les prises RCA de la boîte à gants mais que vous ne pourrez pas contrôler depuis le volant. Dommage pour un appareil "up to date" sur lequel le constructeur communique, mais notre bon vieux iPOD 5G n’a rien voulu savoir… Cette lionne possède cependant une carte maîtresse en termes de confort et de bien-être à bord, un vrai élément différentiant. Pour le remarquer, il suffit de s’installer à l’intérieur et de lever les yeux. L’immense toit en verre, non ouvrant, amène en effet une luminosité exceptionnelle dans cette voiture, encore accentuée par la découpe de porte conducteur très avancée qui procure une très bonne vision de ¾ avant. Au volant de cette voiture, malgré son gabarit somme toute imposant, c’est une impression de transparence et d’ouverture qui domine, avec pourtant une traverse avant de pavillon qui aurait pu être un peu plus fine. Afin cependant de ne pas donner trop d’impression de légèreté, voire de fragilité, une ceinture de caisse haute est là pour rassurer sur la robustesse de l’habitacle. Revers de la médaille, on a presque trop de lumière dans cette auto, et heureusement le store rigide et électrique est là pour tempérer les rayons du soleil. On regrettera également le bizarre découpage du pare-soleil qui laisse un important trou dans le coin haut de pare-brise, ce qui est très éblouissant en conduite soleil de face. De même, la vision vers l’arrière est moyenne, sans plus, la faute au large pied milieu et à un arrière de caisse obstrué malgré la vitre de custode. Enfin, afin d’offrir un niveau de protection maximal en choc latéral, la caisse a dû être renforcée par rapport à une version avec pavillon en tôle, qui peut alors disposer d’une traverse d’appui en milieu de pavillon. C’est ainsi que cette 407 SW rend environ 200 kg sur la balance à une RENAULT Laguna GT Estate ou une VOLKSWAGEN Passat SW, qui disposent de moteurs moins nobles et d’un toit conventionnel, mais proposent des performances voisines et des innovations technologiques : le système 4 roues directrices pour la Laguna et la très agréable boite DSG pour la Passat. Il est vrai que par rapport à la version 2.2 HDi SW, le surpoids annoncé par PEUGEOT est déjà de 102 kg pour le moteur V6 et la boîte automatique ! Ne boudons pas notre plaisir : le feulement et l’onctuosité d’un moteur V6 sont incomparables et apportent véritablement une touche de noblesse et de standing à cette auto. Discret et vigoureux, ce moteur ne souffre pas véritablement de critique si ce n’est sa consommation un peu élevée. L’accord qu’il forme avec la boîte automatique à 6 rapports n’est cependant pas exempt de reproche, en particulier sur le chapitre de la rapidité et de l’intuitivité de la boîte, à savoir sa façon à "lire" votre conduite et vos désirs : elle s’est avérée onctueuse, voire trop, bridant ainsi le caractère du moteur. On attend donc avec impatience l’adoption par PSA d’une boite robotisée de type "dual clutch", comme le système DSG de VOLKSWAGEN, qui devrait à terme renvoyer aux oubliettes les défauts des boîtes à viscocoupleur. En termes de comportement, cette 407 est fidèle à la réputation de la marque : elle est de bon niveau vu le gabarit de l’auto, et la direction s’avère étonnamment légère pour une voiture ayant autant de poids sur son essieu avant. De même, les imperfections de la route en appui sont remarquablement filtrées et ne remontent pas dans le volant. Tout ceci est sans doute dû à la nouvelle triangulation de train avant inaugurée sur cette seconde génération. Sur le sujet du confort dynamique, l’amortissement piloté de cette version 6 cylindres se fait également oublier, sans toutefois créer un réel écart perceptible de prestation par rapport à un amortissement conventionnel.

La carte maîtresse

Cette lionne possède cependant une carte maîtresse en termes de confort et de bien-être à bord, un vrai élément différentiant. Pour le remarquer, il suffit de s’installer à l’intérieur et de lever les yeux. L’immense toit en verre, non ouvrant, amène en effet une luminosité exceptionnelle dans cette voiture, encore accentuée par la découpe de porte conducteur très avancée qui procure une très bonne vision de ¾ avant. Au volant de cette voiture, malgré son gabarit somme toute imposant, c’est une impression de transparence et d’ouverture qui domine, avec pourtant une traverse avant de pavillon qui aurait pu être un peu plus fine. Afin cependant de ne pas donner trop d’impression de légèreté, voire de fragilité, une ceinture de caisse haute est là pour rassurer sur la robustesse de l’habitacle. Revers de la médaille, on a presque trop de lumière dans cette auto, et heureusement le store rigide et électrique est là pour tempérer les rayons du soleil. On regrettera également le bizarre découpage du pare-soleil qui laisse un important trou dans le coin haut de pare-brise, ce qui est très éblouissant en conduite soleil de face. De même, la vision vers l’arrière est moyenne, sans plus, la faute au large pied milieu et à un arrière de caisse obstrué malgré la vitre de custode. Enfin, afin d’offrir un niveau de protection maximal en choc latéral, la caisse a dû être renforcée par rapport à une version avec pavillon en tôle, qui peut alors disposer d’une traverse d’appui en milieu de pavillon. C’est ainsi que cette 407 SW rend environ 200 kg sur la balance à une RENAULT Laguna GT Estate ou une VOLKSWAGEN Passat SW, qui disposent de moteurs moins nobles et d’un toit conventionnel, mais proposent des performances voisines et des innovations technologiques : le système 4 roues directrices pour la Laguna et la très agréable boite DSG pour la Passat. Il est vrai que par rapport à la version 2.2 HDi SW, le surpoids annoncé par PEUGEOT est déjà de 102 kg pour le moteur V6 et la boîte automatique !

Gros cœur

Ne boudons pas notre plaisir : le feulement et l’onctuosité d’un moteur V6 sont incomparables et apportent véritablement une touche de noblesse et de standing à cette auto. Discret et vigoureux, ce moteur ne souffre pas véritablement de critique si ce n’est sa consommation un peu élevée. L’accord qu’il forme avec la boîte automatique à 6 rapports n’est cependant pas exempt de reproche, en particulier sur le chapitre de la rapidité et de l’intuitivité de la boîte, à savoir sa façon à "lire" votre conduite et vos désirs : elle s’est avérée onctueuse, voire trop, bridant ainsi le caractère du moteur. On attend donc avec impatience l’adoption par PSA d’une boite robotisée de type "dual clutch", comme le système DSG de VOLKSWAGEN, qui devrait à terme renvoyer aux oubliettes les défauts des boîtes à viscocoupleur. En termes de comportement, cette 407 est fidèle à la réputation de la marque : elle est de bon niveau vu le gabarit de l’auto, et la direction s’avère étonnamment légère pour une voiture ayant autant de poids sur son essieu avant. De même, les imperfections de la route en appui sont remarquablement filtrées et ne remontent pas dans le volant. Tout ceci est sans doute dû à la nouvelle triangulation de train avant inaugurée sur cette seconde génération. Sur le sujet du confort dynamique, l’amortissement piloté de cette version 6 cylindres se fait également oublier, sans toutefois créer un réel écart perceptible de prestation par rapport à un amortissement conventionnel.

Est-ce bien raisonnable ? Cette 407 SW est une grande et belle auto familiale, qui veut se donner les moyens d’aller titiller les stars allemandes de ce segment et joue sur un aspect pratique et un confort particulièrement travaillés. Mais assez lourd et d’une puissance finalement limitée, ce modèle n’est peut-être pas idéalement positionné, d’autant plus que ses concurrentes allemandes déploient maintenant une batterie impressionnante de systèmes "High-Tech" pour limiter les émissions de CO2, comme en témoigne la gamme "Efficient Dynamics" de BMW. De plus, la version dotée du moteur 2 litres HDi biturbo de 170 chevaux pourrait proposer des prestations dynamiques voisines, avec des consommations bien plus modestes. Mais si vous avez les moyens et avez envie de la noblesse d’un V6 pour votre petite famille, la lionne est une alternative "French Touch" aux modèles d’outre-Rhin qui mérite le détour.

Frédérique JOUSSET

2008-11-15