VOLVO C70 2.0 D Summum Powershift

ESPACE COUPE CABRIOLET
  • Boîte Powershift
  • Agrément de conduite
  • Consommation urbaine
  • Surtaxe CO2
  • Consommation routière

Prix : 43 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, FAP turbo diesel injection directe à rampe commune
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.60 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.52 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1648 kg

Capacités

Coffre de 200 à 404 dm³
Réservoir 52 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 205 km/h
0 à 100 km/h 11.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.30
Urbaine 8.10
Mixte 6.30
Essai 0.00

Nouvel équipage propulsif

Le groupe FORD élargit la monte de sa boîte de vitesses robotisée à double embrayage et six rapports baptisée Powershift. Nous l’avons essayée accouplée au deux litres diesel de 136 chevaux équipant notre VOLVO C70. L’ensemble fait-il bon ménage sur ce modèle et apporte t’il un plus au niveau de la conduite ? C’est ce que nous avons essayé d’appréhender au cours de l'essai.

En théorie

L’intégration de la boîte robotisée apporte peu de modifications sur le papier. En effet, quel que soit le mode de transmission choisi, les boîtes proposées offrent six rapports. Bien sûr, la grille de sélection est totalement différente avec, pour la Powershift, un mode entièrement automatique et un mode séquentiel. En termes de capacité et de mesures, le constructeur annonce là encore peu de différences, si ce n’est au niveau des rejets polluants au détriment de la boîte robotisée. La différence n’est pas abyssale mais, avec ses 161 g/km, la boîte mécanique écope d’un petit malus de 200 €, qui change de catégorie et s’élève à 750 € pour la boîte Powershift qui annonce 167g/km, soit seulement 6 grammes de plus. Pour les autres caractéristiques, on notera un léger gain en consommation urbaine en faveur de l’automatisme (0,1 l/100 km) et une vitesse de pointe équivalente quelle que soit la transmission choisie. La perte est légère en accélération avec un écart d’un dixième de seconde pour l’accélération de 0 à 100 km/h. Les consommations routière et mixte donnent un avantage à la boîte mécanique avec un gain respectif de 0,4 litre sur route et 0,2 litre au global. C’est précisément dans ce domaine que l’on peut apprécier les progrès réalisés au niveau des boîtes automatisées. Les boîtes à convertisseur, gourmandes en énergie, avaient progressé avec l’arrivée de la gestion électronique dite "intelligente" ou "active" tenant compte de la conduite du conducteur. Un nouveau pas a été franchi avec la robotisation des boîtes mécaniques. L’adoption d’un embrayage double vient parfaire la création, en réduisant les temps de passage des rapports, donc des laps de temps où l’énergie consommée est moins productive. Seuls les groupes généralistes CHRYSLER, FORD et VAG (le précurseur) offrent ces possibilités aujourd’hui. Certains constructeurs annoncent leurs boîtes pour 2009, les autres vont devoir œuvrer pour proposer la même offre, ou à défaut une variante, si les consommateurs que nous sommes, plébiscitent ces nouveaux modes de transmission. Après cette revue des caractéristiques, il reste à évaluer l’agrément réel en situation, au volant ou en tant que passager. Au premier abord, l’effet de progrès est au rendez-vous et le ramage à la hauteur du plumage. Les accélérations sont correctes et cohérentes avec les chiffres annoncés. La progression des rapports est bluffante de régularité, aucun à-coup ressenti du fait de l’action simultanée du débrayage du rapport à quitter et de l’embrayage du rapport à venir. Le plus apporté par le double embrayage est directement perceptible. Seules les transmissions à variation continue font mieux en continuité, bien que la dispersion entre les deux semble faible. En revanche, le bilan donne moins de perte d’énergie avec le double embrayage qu’avec la variation continue. Au rétrogradage, les réactions se rapprochent d’un usage mécanique, avec le temps de passage en moins, donc une montée en régime un peu plus haute à l’accrochage du rapport inférieur. L’ensemble deux litres diesel accouplé à la boîte Powershift constitue donc un équipage homogène. Au niveau de la conduite, il ne faudra pas négliger le temps d’adaptation nécessaire pour optimiser le dosage sur l’accélérateur, garant de la meilleure utilisation et des meilleurs résultats. Certes, la voiture n’a rien d’une sportive, mais est en totale cohérence avec l’image de luxe feutré donnée par la VOLVO C70, en finition Summum pour notre essai. Le confort des passagers est assuré par des liaisons au sol efficaces. Dans l’habitacle, l’aménagement tout cuir en option contribue également à l’ambiance générale. Parmi les équipements remarquables, comment ne pas évoquer le système de contrôle de la qualité de l’air IAQS, qui obture automatiquement l’entrée d’air si ses capteurs détectent un taux de pollution trop élevé (agréable en ville dans les bouchons). Au niveau de la sécurité, le système ROPS protège les occupants en cas de retournement de la voiture, en déployant, en une fraction de seconde, un ensemble d’arceaux situés entre les sièges arrière et le coffre. Enfin, l’offre en option du BLIS est disponible. Ce système, grâce à un détecteur situé sous le rétroviseur latéral, à droite comme à gauche, détecte la présence d’un véhicule situé dans l’angle mort et en avertit le chauffeur via un témoin lumineux situé devant la vitre de portière, donc à côté du rétroviseur. Concernant la santé, les matériaux employés dans l’habitacle sont anti-allergènes. La VOLVO C70 2.0D Powershift est donc bien armée, sur le plan des équipements comme ici sur le plan mécanique, pour cocooner son propriétaire et ses passagers.

En pratique

Après cette revue des caractéristiques, il reste à évaluer l’agrément réel en situation, au volant ou en tant que passager. Au premier abord, l’effet de progrès est au rendez-vous et le ramage à la hauteur du plumage. Les accélérations sont correctes et cohérentes avec les chiffres annoncés. La progression des rapports est bluffante de régularité, aucun à-coup ressenti du fait de l’action simultanée du débrayage du rapport à quitter et de l’embrayage du rapport à venir. Le plus apporté par le double embrayage est directement perceptible. Seules les transmissions à variation continue font mieux en continuité, bien que la dispersion entre les deux semble faible. En revanche, le bilan donne moins de perte d’énergie avec le double embrayage qu’avec la variation continue. Au rétrogradage, les réactions se rapprochent d’un usage mécanique, avec le temps de passage en moins, donc une montée en régime un peu plus haute à l’accrochage du rapport inférieur. L’ensemble deux litres diesel accouplé à la boîte Powershift constitue donc un équipage homogène. Au niveau de la conduite, il ne faudra pas négliger le temps d’adaptation nécessaire pour optimiser le dosage sur l’accélérateur, garant de la meilleure utilisation et des meilleurs résultats. Certes, la voiture n’a rien d’une sportive, mais est en totale cohérence avec l’image de luxe feutré donnée par la VOLVO C70, en finition Summum pour notre essai. Le confort des passagers est assuré par des liaisons au sol efficaces. Dans l’habitacle, l’aménagement tout cuir en option contribue également à l’ambiance générale. Parmi les équipements remarquables, comment ne pas évoquer le système de contrôle de la qualité de l’air IAQS, qui obture automatiquement l’entrée d’air si ses capteurs détectent un taux de pollution trop élevé (agréable en ville dans les bouchons). Au niveau de la sécurité, le système ROPS protège les occupants en cas de retournement de la voiture, en déployant, en une fraction de seconde, un ensemble d’arceaux situés entre les sièges arrière et le coffre. Enfin, l’offre en option du BLIS est disponible. Ce système, grâce à un détecteur situé sous le rétroviseur latéral, à droite comme à gauche, détecte la présence d’un véhicule situé dans l’angle mort et en avertit le chauffeur via un témoin lumineux situé devant la vitre de portière, donc à côté du rétroviseur. Concernant la santé, les matériaux employés dans l’habitacle sont anti-allergènes. La VOLVO C70 2.0D Powershift est donc bien armée, sur le plan des équipements comme ici sur le plan mécanique, pour cocooner son propriétaire et ses passagers.

A l’heure du bilan, aucun doute n’est permis. La boîte Powershift apporte encore un niveau supérieur aux boîtes automatisées d’aujourd’hui. Les performances sont conservées face à la traditionnelle transmission mécanique chère aux européens. Les consommations sont de mieux en mieux maîtrisées, et la VOLVO C70 n’échappe pas à ce progrès. Il reste le chapitre du taux de pollution à améliorer pour amener les deux modes dans la même catégorie à terme. Pour finir, la VOLVO C70 est proposée en quatre niveaux de finition Kinetic, Mommentum, Summum et Xenium, dont les tarifs de base s’échelonnent de 38.300 à 47.600 €. La marque propose également des extensions de garantie de 12, 24, 36 mois (limitées à 150.000 km), s’étalant de 600 à 1.800 €.

Jacques FORGE

2008-12-24