AUDI A6 V6 2.5 TDi 180 Pack Quattro

ESPACE BERLINE
  • Tenue de route
  • Présentation / finition
  • Confort / sensations
  • Sécurité
  • Boîte manuelle inadaptée
  • Prix

Prix : 41 268 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V à 90° 24 V turbo Diesel injection directe
Cylindrée 2496 cm³
Puissance maxi 180 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 37.60 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.80 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1705 kg

Capacités

Coffre de 0 à 551 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 223 km/h
0 à 100 km/h 8.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.20
Urbaine 11.30
Mixte 7.90
Essai 7.50

Gaz à tous les étages

Avec l'arrivée d'une BMW 530d particulièrement bien armée côté moteur, AUDI n'avait d'autre choix que de "vitaminer" son V6 TDi de 150 ch s'il ne voulait pas être relégué au second plan. Pour parfaire l'offre et rassurer le client face à cette débauche de puissance (180 ch), AUDI propose même la transmission intégrale à cette A6. Ce choix n'est pas innocent car BMW pâtit, ou jouit selon l'utilisateur, d'une transmission aux seules roues arrière rendant la tenue de route délicate sur adhérence précaire. Forte de cette indifférence aux intempéries, l'A6 peut à nouveau bondir à la conquête de parts de marché.

Exhalaison de luxe

Avec une ceinture de caisse haute et des formes sans aspérités, l'A6 invite au "cocooning" et force le respect. Sans déclencher la passion, sa ligne la classe immédiatement dans la gamme supérieure et affirme un statut social à son possesseur. Tout dans cette AUDI respire le luxe ; et il serait vain de faire la liste de tous les équipements qui vous rendent la vie si agréable à bord d'une voiture, mais sachez que l'A6 qui nous occupe en est dotée. Ce n'est pas pour autant qu'elle ne puisse pas disposer d'options, bien au contraire. A ce niveau de prix, il convient d'ajouter le superficiel à l'essentiel, histoire de personnaliser sa voiture. L'intérieur raffiné se dote de tous les matériaux nobles et indispensables : cuir, boiserie, … et plastiques de très bonne qualité. La finition est haut de gamme et l'ensemble se fait discret au point d'oublier que l'on est en voiture. Ce salon roulant vous dégage donc du stress habituel et incite à profiter du confort au lieu de monopoliser votre attention à battre des records ou à conduire ce vaisseau comme dans une arène. Pour résumer, on prendra l'AUDI comme on prend le TGV, et en adoptant une conduite "sénatoriale". Si le nouveau moteur est capable de la plus grande douceur, il peut être de nature plus explosive. Malgré une sonorité peu flatteuse mais aussi peu envahissante, il pousse très fort à chaque sollicitation de l'accélérateur. La plage de régime exploitable est assez réduite et rappelle que ce "bouilleur" se gave de gasoil. Eh oui, les sensations sont pures "essence" mais la réalité est pure "économie". Car quel que soit le style de conduite adopté, il ne faudra pas compter plus de 7 à 8 litres de cet odorant liquide, le moins cher à la pompe. Pensez que pour obtenir de similaires performances avec une essence, la consommation dépasserait plutôt les 12 litres et entamerait votre budget de plus sérieuse façon. Mais cette A6 affiche un poids conséquent, fruit de son raffinement et oblige plus que souvent à recourir à la boîte de vitesses (trop longue) pour maintenir le train en marche. Et c'est là que le bât blesse : la boîte est un peu accrocheuse et le moteur présente une inertie sensible aux changements de vitesse, le tout distillant une sensation de pompage répété. Seule la conduite ultra "pépère" préserve le confort, le style énervé chahutant par trop les occupants. Se pose alors la question, au moment de l'achat, du choix de la boîte automatique, pour environ 13.000 F de plus. Il est certain que ce mode de transmission correspond plus à l'esprit A6, d'autant que pour le plaisir la boîte disponible est du type "Tiptronic". L'A6 invite donc au voyage en offrant tout l'espace nécessaire à ses occupants, de l'énorme coffre à l'espace très généreux des places arrière. Le confort général est renforcé par la sécurité apportée par le système Quattro, indécelable en conditions normales mais particulièrement appréciable par temps de pluie. Le freinage est à la hauteur des performances et peut inciter à dépasser certaines limites légales. L'impression feutrée, associée au sentiment de sécurité, conduit souvent à cet état de fait et incite par la même à utiliser le "cruise-control".

Explosive

Si le nouveau moteur est capable de la plus grande douceur, il peut être de nature plus explosive. Malgré une sonorité peu flatteuse mais aussi peu envahissante, il pousse très fort à chaque sollicitation de l'accélérateur. La plage de régime exploitable est assez réduite et rappelle que ce "bouilleur" se gave de gasoil. Eh oui, les sensations sont pures "essence" mais la réalité est pure "économie". Car quel que soit le style de conduite adopté, il ne faudra pas compter plus de 7 à 8 litres de cet odorant liquide, le moins cher à la pompe. Pensez que pour obtenir de similaires performances avec une essence, la consommation dépasserait plutôt les 12 litres et entamerait votre budget de plus sérieuse façon. Mais cette A6 affiche un poids conséquent, fruit de son raffinement et oblige plus que souvent à recourir à la boîte de vitesses (trop longue) pour maintenir le train en marche. Et c'est là que le bât blesse : la boîte est un peu accrocheuse et le moteur présente une inertie sensible aux changements de vitesse, le tout distillant une sensation de pompage répété. Seule la conduite ultra "pépère" préserve le confort, le style énervé chahutant par trop les occupants. Se pose alors la question, au moment de l'achat, du choix de la boîte automatique, pour environ 13.000 F de plus. Il est certain que ce mode de transmission correspond plus à l'esprit A6, d'autant que pour le plaisir la boîte disponible est du type "Tiptronic".

Coussin d'air

L'A6 invite donc au voyage en offrant tout l'espace nécessaire à ses occupants, de l'énorme coffre à l'espace très généreux des places arrière. Le confort général est renforcé par la sécurité apportée par le système Quattro, indécelable en conditions normales mais particulièrement appréciable par temps de pluie. Le freinage est à la hauteur des performances et peut inciter à dépasser certaines limites légales. L'impression feutrée, associée au sentiment de sécurité, conduit souvent à cet état de fait et incite par la même à utiliser le "cruise-control".

Avec cette A6, on touche du doigt les sensations qu'éprouve la "high society". On nage dans le velours et les bonnes odeurs. Rien de tel pour se sentir calme et serein à l'intérieur d'une voiture. C'est l'anti-thèse d'une sportive, l'incarnation rêvée de la relaxation par la conduite ! Mais ce bien-être a un prix non négligeable qui nous fait revenir à une réalité plus pragmatique. Alors, prêt à accéder au nirvana automobile ?

Stéphane BERGER

2000-07-01