AUDI A5 & S5 Cabriolet

ESPACE CABRIOLET
  • Ligne
  • Moteur
  • S5 fantastique
  • Liste des options
  • Prix

Prix : de 44 000 € à 68 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 2698 cm³
Puissance maxi 190 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 40.80 mkg à 1400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.63 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.38 m

Poids

Total 1760 kg

Capacités

Coffre de 320 à 750 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 230 km/h
0 à 100 km/h 8.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.20
Urbaine 8.10
Mixte 6.20
Essai 0.00

Bon anniversaire, heureux centenaire

Tous les ans, le salon de Genève se suit et se ressemble pour AUDI qui, non seulement, a un des plus grands stands mais encore le remplit toujours avec une panoplie de nouveautés… Parmi celles-ci, le coupé A5 se découvre en un élégant cabriolet à quelques mois de l'été. Et cette année est d'autant plus marquante pour le constructeur car, en effet, elle célèbre le centenaire d'AUDI (ou plus exactement d'AUTO UNION). Irrésistible comme la plupart des productions d'Ingolstadt, l'A5 "cab" vous attire à son volant pour un essai dynamique. Alors plus qu'une chose à faire, prendre un aller simple Genève - Côte d'Azur pour essayer la belle, c'est ce que j'ai eu le plaisir de faire…

Cabriolet

Essayer un cabriolet sur la côte d'azur, c'est à coup sûr rouler les cheveux au vent sous le soleil d'hiver de la région. Ce programme était sans compter cet hiver à rallonge et, dans le cas présent, pluvieux où, à un quart d'heure près, tous les essais se sont déroulés capote en place. Dans ce cas, on fait contre mauvaise fortune bon cœur en mettant en pratique l'idée que le cabriolet A5 est un véhicule pour tous les jours et pas seulement pour les jours de beau temps. Bien pratique (et pratiqué), le déploiement électrique de la capote se fait en quinze secondes et jusqu'à une vitesse de 50 km/h, sans aucune autre opération manuelle que de presser le bouton de commande. Vérification faite, l'A5 cabriolet n'a pas sacrifié une once de confort en perdant son toit. Les renforts de caisse gomment tous les mouvements de torsion et la voiture a gardé toute sa rigidité et son confort. Conforme à la tradition, la capote est en toile épaisse (trois couches). On a même la possibilité d'opter pour une capote acoustique très isolante grâce à ses quinze millimètres de mousse, de telle sorte qu'on n'a pas plus de bruit que dans le coupé. Cette option se paie 360 €. Efficace, la capote, même traditionnelle, isole bien des assauts de la pluie et intègre même des liseuses. Celles-ci, comme la vitre en verre, se replient avec la capote dans un compartiment spécifique. Très harmonieuse, la ligne du coupé n'a pas du tout été enlaidie par la capote. Celle-ci s'intègre bien aux formes générales de la voiture et sa teinte peut même être en harmonie avec la couleur de la carrosserie. C'est bien évidemment en configuration ouverte que le profil est le plus pur, belle illustration du dessin de W. Da Silva. La tradition des cabriolets est bien implantée chez AUDI. L'A5 reprend le flambeau laissé par l'A4 cabriolet, basée sur l'ancienne génération, qui disparaît du catalogue et ne sera pas renouvelé. La gamme des cabriolets AUDI comporte donc le même nombre d'individus qu'avant, à savoir, en plus de l'A5 cabriolet, les A3 cabriolet et TT Roadster (et dans quelques temps, complétés par une exclusive R8 découverte elle aussi). Outre la capote, le "cab" se reconnaît par son entourage de pare-brise en inox comme sur l'A4. Pour le reste, il s'agit bien d'une A5, reconnaissable par sa rampe de diodes diurnes. A l'intérieur aussi, le conducteur d'A5 et plus généralement d'AUDI, retrouve ses marques. Une première attention s'apprécie sous la forme d'un porte ceinture qui approche automatiquement la boucle du siège, ce qui évite de se démonter l'épaule pour l'attraper. La qualité des matériaux et d'une manière générale le confort de conduite sont fidèles à la tradition AUDI. Les deux places arrière ménagent une place honorable, l'A5 mesurant 4,62 mètres de long avec un bel empattement de 2,75 mètres. Pour le côté utilitaire, le coffre, en configuration capote repliée, garde une solide contenance de 320 litres (380 sinon). Les dossiers arrière se rabattent pour le cas plutôt saugrenu de verser dans le transport de gros objets, le volume passe alors à 750 litres. C'est sûr, l'A5 est faite pour une utilisation quotidienne mais quand même, attendons l'A5 Sportback… L'A5 cabriolet inaugure le système "stop and start" d'AUDI, proposé avec les versions 2.0 TDI de 170 chevaux et 2.0 TFSI avec boîte mécanique. Mécanique pour l'instant, le fait d'embrayer redémarre le moteur en 2/10 de seconde quand celui-ci s'est arrêté. Le fonctionnement est simple et désormais habituel, à l'arrêt, au point mort, le moteur s'arrête. AUDI affiche un gain de 0,2 litre et de cinq grammes de CO2, c'est toujours ça. A la recherche d'embouteillages monégasques pour tester ladite nouveauté, on vérifie de même sa capacité instantanée à redémarrer, même en ayant calé. L'A5 est aussi équipée d'un système de récupération d'énergie. La batterie se recharge dès qu'on décélère ou freine. Associé à ce système, AUDI a adopté un nouveau système de communication qui rappelle au conducteur les conseils pour réduire la consommation. On y trouve l'indicateur de changement de rapport avec un code couleur selon le taux d'économie espéré… Les versions dotées de la transmission Quattro passent en "Quattro Sport" (option) qui désigne le nouveau pont arrière piloté. Plus réactif, le système permet de transférer jusqu'à 100 % du couple sur une des deux roues arrière et donc de rendre la voiture plus agile en courbe. Autre technologie embarquée, "l'Audi Drive Select" permet au conducteur de sélectionner trois modes de conduite plus ou moins sportifs. Le calculateur agit sur l'admission des gaz, les points de passage des rapports de boîte (S tronic ou Multitronic) et l’assistance de la direction. Enfin, selon l'option choisie, "l'ADS" optimise l’amortissement pour chaque roue. A l'opposé car moins écologique, la sportive S5 a également le plaisir de se découvrir. Et pour donner du plaisir, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'en est pas avare. Dotée du V6 TFSI, trois litres, la S5 délivre la bagatelle de 333 chevaux. Associée à la boîte S tronic à sept rapports et à la transmission Quattro, la S5 abat le 0 à 100 en 5,6 secondes. Un simple coup d'accélérateur vous colle au dossier et quel que soit le régime, la sonorité évidemment travaillée de l'échappement, rend une musique rauque et plaisante. Bien plus que la mélodie, la vivacité du moteur associée à la tenue de route donne toute la mesure de la voiture en matière sportive. La boîte S tronic est une boîte mécanique à double embrayage (l'équivalent DSG de VOLKSWAGEN) qui, du fait de l'architecture longitudinale du moteur, permet de passer beaucoup plus de couple tout en acceptant un septième rapport. Pour le jeu, les traditionnelles palettes (non fixes) sont disponibles derrière le volant. La réactivité de la boîte suffit à l'utiliser en mode automatique dans la plupart des situations. Côté design, la S5 se reconnaît par des éléments de carrosserie typé sport. Les boucliers sont spécifiques et la calandre est différente, adoptant la grille des "S". Le reste de la gamme A5 cabriolet est calqué sur celle du coupé. Les trois moteurs essence et les trois diesel sont toujours teintés de vert. En effet, ils répondent à la future norme Euro5 et les diesel sont équipés en série d'un filtre à particules. Les deux moteurs de deux litres TFSI affichent 180 et 211 chevaux alors que le V6 de 3,2 litres, lui aussi à injection directe d'essence, fait grimper la puissance à 265 chevaux. Aux côtés du "petit" 2 litres prévu pour l'été prochain, les deux autres TDI sont les V6 de 2,7 et 3 litres donnant respectivement 190 et 240 chevaux. Le confort de route est terrible, et encore plus quand la voiture est équipée de la boîte Multitronic. Contrairement à la S-tronic, cette boîte est purement automatique sur le principe de la transmission à variation continue. Pour le "fun", donc sans intérêt technique, des rapports fictifs sont prévus pour le cas (inutile) de tâter de la palette. Bien que très efficace, la S-tronic a un temps de réponse tellement court qu'elle pourrait condamner à terme la Multitronic. Notons au passage que l'A5 2.7 TDI avec boîte mécanique (six rapports) n'est pénalisée que d'un malus écologique de 200 €. On garde le moins agréable pour la fin à savoir le prix. Une AUDI, ça se paie (mais ça se revend tout aussi cher). Le défaut passe finalement par la désespérante liste des options qui peut faire grimper la note de façon vertigineuse. On se console aisément avec la dotation de base qui n'est pas si mal lotie. Celle-ci se retrouve dans le premier niveau "Ambiente" qui bénéficie notamment de cuir, de jantes de dix-sept pouces, du coupe-vent et du détecteur de pluie et de luminosité. La "S line" se pare d'éléments sportifs comme des jantes de plus grande taille, un châssis sport et des feux Xénon avec les incontournables diodes diurnes. Au sommet (avant la S5), la bien nommée finition "Ambition Luxe" qui représente la majorité des ventes, récupère une climatisation très intelligente comme les feux de route automatiques, un GPS couleur sur écran de sept pouces et les sièges avant électriques. Dotés de multiples réglages et astuces telles l'allongement de l'assise, les sièges adoptent un système de chauffage de nuque (option à 560 €).

Elle est de celles…

La tradition des cabriolets est bien implantée chez AUDI. L'A5 reprend le flambeau laissé par l'A4 cabriolet, basée sur l'ancienne génération, qui disparaît du catalogue et ne sera pas renouvelé. La gamme des cabriolets AUDI comporte donc le même nombre d'individus qu'avant, à savoir, en plus de l'A5 cabriolet, les A3 cabriolet et TT Roadster (et dans quelques temps, complétés par une exclusive R8 découverte elle aussi). Outre la capote, le "cab" se reconnaît par son entourage de pare-brise en inox comme sur l'A4. Pour le reste, il s'agit bien d'une A5, reconnaissable par sa rampe de diodes diurnes. A l'intérieur aussi, le conducteur d'A5 et plus généralement d'AUDI, retrouve ses marques. Une première attention s'apprécie sous la forme d'un porte ceinture qui approche automatiquement la boucle du siège, ce qui évite de se démonter l'épaule pour l'attraper. La qualité des matériaux et d'une manière générale le confort de conduite sont fidèles à la tradition AUDI. Les deux places arrière ménagent une place honorable, l'A5 mesurant 4,62 mètres de long avec un bel empattement de 2,75 mètres. Pour le côté utilitaire, le coffre, en configuration capote repliée, garde une solide contenance de 320 litres (380 sinon). Les dossiers arrière se rabattent pour le cas plutôt saugrenu de verser dans le transport de gros objets, le volume passe alors à 750 litres. C'est sûr, l'A5 est faite pour une utilisation quotidienne mais quand même, attendons l'A5 Sportback…

Le dessert

L'A5 cabriolet inaugure le système "stop and start" d'AUDI, proposé avec les versions 2.0 TDI de 170 chevaux et 2.0 TFSI avec boîte mécanique. Mécanique pour l'instant, le fait d'embrayer redémarre le moteur en 2/10 de seconde quand celui-ci s'est arrêté. Le fonctionnement est simple et désormais habituel, à l'arrêt, au point mort, le moteur s'arrête. AUDI affiche un gain de 0,2 litre et de cinq grammes de CO2, c'est toujours ça. A la recherche d'embouteillages monégasques pour tester ladite nouveauté, on vérifie de même sa capacité instantanée à redémarrer, même en ayant calé. L'A5 est aussi équipée d'un système de récupération d'énergie. La batterie se recharge dès qu'on décélère ou freine. Associé à ce système, AUDI a adopté un nouveau système de communication qui rappelle au conducteur les conseils pour réduire la consommation. On y trouve l'indicateur de changement de rapport avec un code couleur selon le taux d'économie espéré… Les versions dotées de la transmission Quattro passent en "Quattro Sport" (option) qui désigne le nouveau pont arrière piloté. Plus réactif, le système permet de transférer jusqu'à 100 % du couple sur une des deux roues arrière et donc de rendre la voiture plus agile en courbe. Autre technologie embarquée, "l'Audi Drive Select" permet au conducteur de sélectionner trois modes de conduite plus ou moins sportifs. Le calculateur agit sur l'admission des gaz, les points de passage des rapports de boîte (S tronic ou Multitronic) et l’assistance de la direction. Enfin, selon l'option choisie, "l'ADS" optimise l’amortissement pour chaque roue.

S5

A l'opposé car moins écologique, la sportive S5 a également le plaisir de se découvrir. Et pour donner du plaisir, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'en est pas avare. Dotée du V6 TFSI, trois litres, la S5 délivre la bagatelle de 333 chevaux. Associée à la boîte S tronic à sept rapports et à la transmission Quattro, la S5 abat le 0 à 100 en 5,6 secondes. Un simple coup d'accélérateur vous colle au dossier et quel que soit le régime, la sonorité évidemment travaillée de l'échappement, rend une musique rauque et plaisante. Bien plus que la mélodie, la vivacité du moteur associée à la tenue de route donne toute la mesure de la voiture en matière sportive. La boîte S tronic est une boîte mécanique à double embrayage (l'équivalent DSG de VOLKSWAGEN) qui, du fait de l'architecture longitudinale du moteur, permet de passer beaucoup plus de couple tout en acceptant un septième rapport. Pour le jeu, les traditionnelles palettes (non fixes) sont disponibles derrière le volant. La réactivité de la boîte suffit à l'utiliser en mode automatique dans la plupart des situations. Côté design, la S5 se reconnaît par des éléments de carrosserie typé sport. Les boucliers sont spécifiques et la calandre est différente, adoptant la grille des "S".

Dites lui oui

Le reste de la gamme A5 cabriolet est calqué sur celle du coupé. Les trois moteurs essence et les trois diesel sont toujours teintés de vert. En effet, ils répondent à la future norme Euro5 et les diesel sont équipés en série d'un filtre à particules. Les deux moteurs de deux litres TFSI affichent 180 et 211 chevaux alors que le V6 de 3,2 litres, lui aussi à injection directe d'essence, fait grimper la puissance à 265 chevaux. Aux côtés du "petit" 2 litres prévu pour l'été prochain, les deux autres TDI sont les V6 de 2,7 et 3 litres donnant respectivement 190 et 240 chevaux. Le confort de route est terrible, et encore plus quand la voiture est équipée de la boîte Multitronic. Contrairement à la S-tronic, cette boîte est purement automatique sur le principe de la transmission à variation continue. Pour le "fun", donc sans intérêt technique, des rapports fictifs sont prévus pour le cas (inutile) de tâter de la palette. Bien que très efficace, la S-tronic a un temps de réponse tellement court qu'elle pourrait condamner à terme la Multitronic. Notons au passage que l'A5 2.7 TDI avec boîte mécanique (six rapports) n'est pénalisée que d'un malus écologique de 200 €.

Si vous voulez qu'un A5 cab habite chez vous

On garde le moins agréable pour la fin à savoir le prix. Une AUDI, ça se paie (mais ça se revend tout aussi cher). Le défaut passe finalement par la désespérante liste des options qui peut faire grimper la note de façon vertigineuse. On se console aisément avec la dotation de base qui n'est pas si mal lotie. Celle-ci se retrouve dans le premier niveau "Ambiente" qui bénéficie notamment de cuir, de jantes de dix-sept pouces, du coupe-vent et du détecteur de pluie et de luminosité. La "S line" se pare d'éléments sportifs comme des jantes de plus grande taille, un châssis sport et des feux Xénon avec les incontournables diodes diurnes. Au sommet (avant la S5), la bien nommée finition "Ambition Luxe" qui représente la majorité des ventes, récupère une climatisation très intelligente comme les feux de route automatiques, un GPS couleur sur écran de sept pouces et les sièges avant électriques. Dotés de multiples réglages et astuces telles l'allongement de l'assise, les sièges adoptent un système de chauffage de nuque (option à 560 €).

Excellente voiture, le cabriolet A5/S5 est promis à une belle carrière, explosant vraisemblablement les prévisions de vente, comme l'a fait l'A4 qu'elle remplace. Dotée de motorisations brillantes associées à des boîtes très réactives, la dernière AUDI se conduit avec un plaisir non dissimulé. Quoi de mieux pour commencer la célébration d'un centenaire ? J'ai bien dit "commencer" car le dernier salon de Genève nous a réservé quelques nouveautés tout aussi intéressantes comme le TTRS qui annonce le retour d'AUDI à son cinq cylindres fétiche (2,5 litres et plus de 300 chevaux)…

Philippe NIOLLET

2009-04-02