RENAULT Mégane Estate TCE 130 Dynamique

ESPACE BREAK
  • Ligne réussie
  • Agrément moteur
  • Confort
  • Consommation
  • Visibilité arrière
  • Engoncement latéral

Prix : 22 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Injection essence turbocompressée
Cylindrée 1397 cm³
Puissance maxi 130 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 19.30 mkg à 2250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.56 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1285 kg

Capacités

Coffre de 524 à 1600 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 200 km/h
0 à 100 km/h 9.90 s

Environnement

Emission CO2 153 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.30
Urbaine 8.50
Mixte 6.50
Essai 8.10

Estate de l'art !

Troisième déclinaison de la nouvelle famille de Mégane, cette version Estate n'a pas bénéficié d'un battage médiatique significatif. Loin d'être cependant une version obligée afin de remplacer le précédent modèle, ce "shooting break" à peine plus grand que la berline dispose cependant de véritables arguments et d'une vraie personnalité.

Une ligne soignée

Logique de famille oblige, l'Estate emprunte l'avant de la Mégane berline. Abandonnant quelque peu la pure logique utilitaire de ses devancières, le pavillon tombe maintenant de façon prononcée sur l'arrière de la voiture, lui donnant un profil très fuyant et dynamique. Par opposition, la ceinture de caisse, déjà haute, de cette nouvelle génération de Mégane, remonte sur les ailes jusqu'à la lunette arrière. Les vitres de custode arrière sont donc là principalement pour la figuration, et surtout pour la finition de la ligne latérale de cette auto beaucoup plus racée et dynamique que sa devancière. Les barres de toit, passage obligé pour ce type d'auto, sont bien intégrées sans dénaturer la ligne, et les gros feux arrière débordant sur le coffre parachèvent le tableau de ce design racé bien qu'ils auraient pu être moins proéminents. Extérieurement, cet Estate ne parait pas significativement plus grand que la berline dont il est dérivé, signe d'une ligne équilibrée sans réelle aspérité choquante. Un kit carrosserie disponible permet de lui faire une face avant dérivée de la Mégane coupé, renforçant en cela l'aspect sportif de la voiture, voire un peu trop d'ailleurs pour des versions somme toute limitées en puissance. A l'intérieur, l'ambiance est très proche de la berline. La planche de bord et les ambiances sont bien sûr identiques, et les mêmes qualités et défauts sont donc logiquement au rendez-vous. L'amélioration des matières et les progrès sur les ajustements sont visibles par rapport à la précédente mouture. La vague de la planche de bord, agréable et reposante, est cependant brisée par l'implantation de l'écran de la navigation "Tom-Tom", certes peu chère pour une option constructeur, mais qui aurait mérité un écran articulé que le conducteur puisse rabattre si cela lui chante. Au niveau des équipements, l'offre est en phase avec les standards actuels du segment : allumage automatique des feux et des essuie-glaces, ABS avec ESP, climatisation bi-zone et un système audio de bonne facture. L'originalité de cette RENAULT consiste cependant en la carte "mains-libres" de verrouillage des portes et de démarrage de l'auto, offerte à ce niveau de finition. Sur le plan de la sécurité, le break est cinq étoiles EuroNcap comme la berline et propose, outre les frontaux, des airbags latéraux et rideaux pour la protection des têtes des occupants. La liste des options est intéressante pour personnaliser sa voiture et comprend principalement un toit ouvrant panoramique, un pack "easy" comprenant le frein de parking assisté, un pack "city" comprenant les aides au parking arrière et les rétroviseurs électriques et la fameuse navigation à prix modéré développée avec Tom-Tom. Le seuil de chargement plat et positionné bas par rapport à la route nous rappelle bien l'univers du break et le caractère utilitaire de ce type d'auto. Un petit rangement supplémentaire, assez grand pour un bidon d'huile mais pas pour un pack d'eau, est d'ailleurs disponible dans la partie arrière de l'auto sous le tapis de coffre. Les dimensions de ce dernier restent en revanche limitées pour la catégorie, et la banquette 2/3-1/3 arrière une fois rabattue ne permet pas d'obtenir un plancher de coffre totalement plat. Enfin, la vision de trois quart arrière s'avère bien limitée comme sur la berline. Heureusement que les aides au parking arrière sont du voyage, mais en option, pour épargner les pare-chocs. Le moteur 1.4 TCE 130 qui équipait notre voiture d'essai fait partie des groupes dit "downsizés". De la même façon que pour les moteurs diesel et dans le but de moins consommer, les constructeurs associent maintenant une faible cylindrée à un turbo afin de leur donner couple et puissance, moyennant une linéarité moindre en réponse mais avec une consommation revue à la baisse, les cylindres étant moins gros à remplir. La déclinaison en 1,2 litre et cent chevaux rugit ainsi déjà sous les capots de la Twingo II et de la Clio. Sur cette Mégane Estate dont l'embonpoint reste limité par rapport à la berline dont elle dérive mais qui titille quand même les 1.300 kg, ce petit moteur ne rechigne pas à la tâche et procure à cette voiture des performances tout à fait honorables pour une utilisation routière, même en charge. Les accélérations sont bonnes tant que l'on accepte de jouer un peu des rapports pour doubler. Malgré le turbo le couple reste en effet limité et la mise en route de ce dernier peut entrainer un temps de latence si le moteur est trop bas dans les tours. Cependant, si on compare ce bloc à un 1.5 dCi (turbo diesel) par exemple, le couple légèrement inférieur est compensé dans le cas de l'essence par une plus grande allonge du moteur pour les dépassements. Ce besoin de rester dans les tours se paie cependant sur le chapitre de la consommation. En usage modéré pendant l'essai qui s'est déroulé sur route notre consommation s'est établie au-delà des 8 litres aux cent kilomètres. Les dernières générations du 2 litres 16V qui équipait la précédente version se sont révélées dans ces niveaux de consommation, pour un agrément supérieur en termes de couple et de puissance sur route. Il n'y a rien à dire enfin sur le comportement dynamique de l'auto. Suivant la tendance des productions actuelles du Losange, la tenue de route est sans reproche, et la suspension s'est sensiblement affermie mais sans devenir désagréable. Le bilan sonore est de bon niveau, les bruits aérodynamiques s'avérant contenus et le moteur essence plutôt discret, même à froid. Seuls les bruits de roulement peuvent remonter dans l'habitacle, selon le revêtement de la chaussée.

Du volume

A l'intérieur, l'ambiance est très proche de la berline. La planche de bord et les ambiances sont bien sûr identiques, et les mêmes qualités et défauts sont donc logiquement au rendez-vous. L'amélioration des matières et les progrès sur les ajustements sont visibles par rapport à la précédente mouture. La vague de la planche de bord, agréable et reposante, est cependant brisée par l'implantation de l'écran de la navigation "Tom-Tom", certes peu chère pour une option constructeur, mais qui aurait mérité un écran articulé que le conducteur puisse rabattre si cela lui chante. Au niveau des équipements, l'offre est en phase avec les standards actuels du segment : allumage automatique des feux et des essuie-glaces, ABS avec ESP, climatisation bi-zone et un système audio de bonne facture. L'originalité de cette RENAULT consiste cependant en la carte "mains-libres" de verrouillage des portes et de démarrage de l'auto, offerte à ce niveau de finition. Sur le plan de la sécurité, le break est cinq étoiles EuroNcap comme la berline et propose, outre les frontaux, des airbags latéraux et rideaux pour la protection des têtes des occupants. La liste des options est intéressante pour personnaliser sa voiture et comprend principalement un toit ouvrant panoramique, un pack "easy" comprenant le frein de parking assisté, un pack "city" comprenant les aides au parking arrière et les rétroviseurs électriques et la fameuse navigation à prix modéré développée avec Tom-Tom. Le seuil de chargement plat et positionné bas par rapport à la route nous rappelle bien l'univers du break et le caractère utilitaire de ce type d'auto. Un petit rangement supplémentaire, assez grand pour un bidon d'huile mais pas pour un pack d'eau, est d'ailleurs disponible dans la partie arrière de l'auto sous le tapis de coffre. Les dimensions de ce dernier restent en revanche limitées pour la catégorie, et la banquette 2/3-1/3 arrière une fois rabattue ne permet pas d'obtenir un plancher de coffre totalement plat. Enfin, la vision de trois quart arrière s'avère bien limitée comme sur la berline. Heureusement que les aides au parking arrière sont du voyage, mais en option, pour épargner les pare-chocs.

Du coffre

Le moteur 1.4 TCE 130 qui équipait notre voiture d'essai fait partie des groupes dit "downsizés". De la même façon que pour les moteurs diesel et dans le but de moins consommer, les constructeurs associent maintenant une faible cylindrée à un turbo afin de leur donner couple et puissance, moyennant une linéarité moindre en réponse mais avec une consommation revue à la baisse, les cylindres étant moins gros à remplir. La déclinaison en 1,2 litre et cent chevaux rugit ainsi déjà sous les capots de la Twingo II et de la Clio. Sur cette Mégane Estate dont l'embonpoint reste limité par rapport à la berline dont elle dérive mais qui titille quand même les 1.300 kg, ce petit moteur ne rechigne pas à la tâche et procure à cette voiture des performances tout à fait honorables pour une utilisation routière, même en charge. Les accélérations sont bonnes tant que l'on accepte de jouer un peu des rapports pour doubler. Malgré le turbo le couple reste en effet limité et la mise en route de ce dernier peut entrainer un temps de latence si le moteur est trop bas dans les tours. Cependant, si on compare ce bloc à un 1.5 dCi (turbo diesel) par exemple, le couple légèrement inférieur est compensé dans le cas de l'essence par une plus grande allonge du moteur pour les dépassements. Ce besoin de rester dans les tours se paie cependant sur le chapitre de la consommation. En usage modéré pendant l'essai qui s'est déroulé sur route notre consommation s'est établie au-delà des 8 litres aux cent kilomètres. Les dernières générations du 2 litres 16V qui équipait la précédente version se sont révélées dans ces niveaux de consommation, pour un agrément supérieur en termes de couple et de puissance sur route. Il n'y a rien à dire enfin sur le comportement dynamique de l'auto. Suivant la tendance des productions actuelles du Losange, la tenue de route est sans reproche, et la suspension s'est sensiblement affermie mais sans devenir désagréable. Le bilan sonore est de bon niveau, les bruits aérodynamiques s'avérant contenus et le moteur essence plutôt discret, même à froid. Seuls les bruits de roulement peuvent remonter dans l'habitacle, selon le revêtement de la chaussée.

Proposition intéressante Cette génération marque un réel tournant par rapport au précédent break Mégane. Moins typée utilitaire et plus racée, elle s'inscrit bien dans la mouvance actuelle du retour en grâce de ces versions. Son nouveau moteur essence montre de réelles qualités malgré une consommation qui pourrait être améliorée. Cette RENAULT semble cependant bien placée au niveau tarifaire face à ses principales concurrentes, mais certains modèles attendus comme la nouvelle Golf SW pourraient s'avérer de redoutables compétiteurs.

Frédéric JOUSSET

2009-10-03