AUDI A8 Gamme

ESPACE BERLINE
  • Confort
  • Moteur V8
  • Technologie
  • Finition
  • Style trop proche de la génération précédente
  • Encore des options

Prix : de 97 490 € à 111 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 8 cylindres en V - 32 soupapes injection directe essence
Cylindrée 4163 cm³
Puissance maxi 372 ch à 6800 tr/min
Couple maxi 44.50 mkg à 3500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 5.13 m
Largeur 1.94 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1835 kg

Capacités

Coffre de 0 à 510 dm³
Réservoir 90 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 5.80 s

Environnement

Emission CO2 219 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.20
Urbaine 13.30
Mixte 9.50
Essai 0.00

Limousinissime

Cent ans en 2009, toujours la forme, AUDI poursuit le renouvellement et le déploiement de sa gamme. Le dernier salon de Genève ne nous a pas déçus : R8 Spyder, RS5, A1, Hydrides et A8, encore que cette dernière, objet de cet essai, a été présentée fin 2009. Le nouveau vaisseau amiral du constructeur entend bien renforcer sa place au sein de la très fermée caste des très hauts de gamme. Les marchés sont assez confidentiels et, étonnament, un bon tiers de vente se fera en Chine…

D

Quand on regarde un peu en arrière, on réalise la jeunesse du constructeur dans le très haut de gamme que l'on nomme segment D. AUDI a réussi en un peu plus de vingt ans à s'y positionner quand aucun des constructeurs français n'a pu briller dans le domaine en plus longtemps. Cette génération d'A8 n'est que la quatrième si on inclut la toute première AUDI V8 dans la lignée. La nouvelle A8 ne dépaysera pas le possesseur de l'ancienne, une culture chez AUDI. La similitude est assez remarquable pour penser à un simple lifting. Il n'en est rien, la limousine est nouvelle et se présente sous une robe totalement inédite. La calandre "single frame" à lamelles est plus imposante, encadrée par des optiques plus réduites, plus biseautées grâce à l'utilisation de diodes, à commencer par les feux diurnes. On peut même passer aux phares 100% en diodes comme sur le prototype "E-Tron" ou, plus proche, la R8. L'A8 affute son regard perçant (l'image est facile) en direction de ses deux rivales compatriotes : la BMW Série 7 et la MERCEDES Classe S. La ligne générale reprend le style A8, limousine effilée de plus de cinq mètres de longueur tout de même. La face arrière inaugure des feux, en partie à diodes eux-aussi, dont la forme rappelle celle des autres AUDI (inaugurée par l'A4). Traditionnel signe de la grande AUDI, la carrosserie est constituée d'aluminium selon le procédé "ASF" (Audi Space Frame). Le bénéfice évite le surpoids malgré l'augmentation des équipements, et on verra juste après qu'ils ne manquent pas. Autre prouesse, et ce n'est pas la seule, l'A8 se paie le record de CX (0,26), les ingénieurs ont été jusqu'à caréner le soubassement de la voiture. La version "XL" rallongée est prévue pour le second semestre. En attendant, la version "courte" offre un habitacle très spacieux. Inutile de dire que l'intérieur de cette nouvelle A8 est à la hauteur de la tradition et de l'ambition de la grande AUDI. On est dans des sphères de luxe dignes des super hauts de gamme. La planche de bord apparaît simple, limite dépouillée, dans un style épuré très agréable. Il n'en est rien ! Derrière ce style se cache une quantité inouïe d'équipements et de technologie. Seule concession à la tradition, une élégante montre à aiguilles trône au centre de la planche de bord, et qui rappelle la montre ovale caractéristique des MASERATI. Les matériaux sont de qualité, nobles il va sans dire. Chrome, cuir, bois, Alcantara sont mariés avec art mais malheureusement disponibles en option pour certains. Fait notable pour une allemande, l'intérieur a de la couleur, exit le noir sur noir. Les sièges sont accueillants, j'aurais dit le contraire, vous ne m'auriez pas cru. Les réglages sont électriques dans tous les sens, jusque là rien de nouveau. Le plaisir vient du système de massage pneumatique (rien de nouveau là aussi) mais la sophistication mérite le détour au même titre que le plaisir pris à tester ce dispositif tout le long du parcours, qu'on soit conducteur ou passager. Plusieurs types de massage, plusieurs intensités, tout se règle depuis le siège avec vision sur l'écran de contrôle. Justement, cet écran de sept pouces, émerge du tableau de bord et donne toutes les informations depuis les réglages jusqu'au GPS. Les places arrière sont tout aussi confortables ; n'oublions pas qu'une majorité de propriétaires d'A8 testeront leur voiture à cet endroit. Le confort de roulement passe par une suspension étudiée. L'A8 est bourrée de technologies et parmi celles-ci, le système "Adaptative Air" dont la mission est de régler la suspension. A l'image du système de l'A5 Sportback, on peut régler la suspension mais aussi, via le système "Audi Drive Select", la gestion moteur, la vivacité de la boîte auto et la direction. On retrouve trois modes différents selon ses aspirations : confort, dynamique ou automatique. Et si cela ne suffit pas, on peut personnaliser ses réglages dans un quatrième mode (individuel). Dans certains cas, la suspension (pneumatique) peut baisser la carrosserie jusqu’à 25 millimètres. La grande AUDI adopte une transmission intégrale Quattro, avec en série sur la TDI, le Quattro Sport qui ajoute du couple sur la roue extérieure au virage. En conduite, sans pour autant avoir testé toutes les configurations, la voiture est extrêmement confortable, même en mode dynamique. Et ce confort de roulement s'apprécie à très haute vitesse, récompense autorisée d'avoir testé la belle sur autoroutes allemandes. Dans ce genre de configuration, la voiture ne sourcille pas, et c'est évidemment des autres véhicules plus lents dont il faut se méfier et non de l'A8. Il faut dire que les moteurs proposés sur la grande AUDI sont tout simplement à la hauteur. Naturellement, on vise huit cylindres en V, noble architecture digne de la noble voiture. Oublions le taux de CO2 (encore que) et préférons le V8 FSI de 4,2 litres de 372 chevaux. Coupleux à bas régimes, silencieux, il assure le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes. La boîte automatique de type "Tiptronic" à huit vitesses, nouvelle, égrène sans aucun à-coup les rapports, un régal. Si nécessaire (mais est-ce bien nécessaire ?), on peut passer soi-même les rapports avec les palettes derrière le volant ou simplement en actionnant le levier de vitesses. Lui est aussi est nouveau et communique par électronique "Shift by wire", à l'image d'un Airbus. Plutôt ergonomique, on agit par simple impulsion, même plus besoin de grille sur la console. L'autre moteur, diesel, est lui aussi un V8 de 4,2 litres de 350 chevaux, avec un couple maxi de 800 Nm. Le TDI est tout aussi silencieux que le FSI à tel point qu'il faut baisser la vitre et tendre l'oreille pour discerner son carburant préféré. Dans les deux cas, AUDI a soigné la consommation (à la baisse bien entendu). Dans quelques temps, un plus modeste TDI V6 de trois litres complètera la gamme. On ne sait pas encore si cette génération se déclinera en S8 dotée d'une puissance encore plus "démoniaque". En plus (ou avec) tous ses chevaux, l'AUDI A8 est bourrée de technologie ; la liste est longue. Le principal signe est le "MMI" qui est en fait le système multi media placé sur la console centrale (molette centrale et quatre touches l'encadrant). L'écran sort du tableau de bord pour donner toutes les informations souhaitées à commencer par le GPS. Les autres données de l'ordinateur de bord sont lisibles (avec redondance pour le GPS) dans un autre grand écran situé entre les deux compteurs. Le MMI intègre une "touch PAD" qui permet, à l'arrêt, de reconnaître une lettre simplement formée avec le doigt, simple pour "taper" une destination. Le GPS est intelligent ou plus exactement a enregistré avec détail toutes les routes. Une simple illustration est la vitesse maxi autorisée qui s'affiche sur l'écran, utile quand on cherche les zones à vitesse libre sur autoroutes. Plus précis dans le perfectionnement, le système peut anticiper et gérer la conduite via "l’Adaptive Cruise Control", "l’Adaptive Light" et la boîte auto. Derrière ces deux termes, se cachent respectivement le régulateur de vitesse intelligent et l'éclairage tout aussi intelligent. Une autre prouesse dans ce domaine, est la vision nocturne, système déjà utilisé par la concurrence. AUDI se distingue en renforçant la vision en encadrant le piéton ou l'animal que l'œil humain ne voit pas. Pour rester dans le domaine sécuritaire, l'A8 dispose du "Pre Sense" qui, à la détection d'un danger par l'ESP, prépare à la collision : les vitres et toit ouvrant sont fermés, les prétensions des ceintures sont activées. Selon les options, le système peut, pour réduire les risques en cas de collision, aller jusqu'à arrêter la voiture. On le voit, la liste des équipements de série est bien dotée, mais la ribambelle des options n'a rien à lui envier… Pour rester dans le ton et le peloton de tête, AUDI a présenté à Genève une version hydride qui est encore au stade d'étude mais qui logiquement arrivera sur nos routes en 2011. La voiture échange son gros moteur contre deux petits, un thermique et un électrique. Le premier, un deux litres TFSI, et le second, un électrique donc, procurent une puissance de 245 chevaux pour un couple de 480 Nm. AUDI annonce une consommation moyenne de 6,2 litres aux cent kilomètres et un intéressant taux de CO2 de 144 g/km (bonus neutre à ce jour). Avant l'A8, cette technologie sera éprouvée en début d'année prochaine dans le Q5.

L

La version "XL" rallongée est prévue pour le second semestre. En attendant, la version "courte" offre un habitacle très spacieux. Inutile de dire que l'intérieur de cette nouvelle A8 est à la hauteur de la tradition et de l'ambition de la grande AUDI. On est dans des sphères de luxe dignes des super hauts de gamme. La planche de bord apparaît simple, limite dépouillée, dans un style épuré très agréable. Il n'en est rien ! Derrière ce style se cache une quantité inouïe d'équipements et de technologie. Seule concession à la tradition, une élégante montre à aiguilles trône au centre de la planche de bord, et qui rappelle la montre ovale caractéristique des MASERATI. Les matériaux sont de qualité, nobles il va sans dire. Chrome, cuir, bois, Alcantara sont mariés avec art mais malheureusement disponibles en option pour certains. Fait notable pour une allemande, l'intérieur a de la couleur, exit le noir sur noir. Les sièges sont accueillants, j'aurais dit le contraire, vous ne m'auriez pas cru. Les réglages sont électriques dans tous les sens, jusque là rien de nouveau. Le plaisir vient du système de massage pneumatique (rien de nouveau là aussi) mais la sophistication mérite le détour au même titre que le plaisir pris à tester ce dispositif tout le long du parcours, qu'on soit conducteur ou passager. Plusieurs types de massage, plusieurs intensités, tout se règle depuis le siège avec vision sur l'écran de contrôle. Justement, cet écran de sept pouces, émerge du tableau de bord et donne toutes les informations depuis les réglages jusqu'au GPS. Les places arrière sont tout aussi confortables ; n'oublions pas qu'une majorité de propriétaires d'A8 testeront leur voiture à cet endroit.

X

Le confort de roulement passe par une suspension étudiée. L'A8 est bourrée de technologies et parmi celles-ci, le système "Adaptative Air" dont la mission est de régler la suspension. A l'image du système de l'A5 Sportback, on peut régler la suspension mais aussi, via le système "Audi Drive Select", la gestion moteur, la vivacité de la boîte auto et la direction. On retrouve trois modes différents selon ses aspirations : confort, dynamique ou automatique. Et si cela ne suffit pas, on peut personnaliser ses réglages dans un quatrième mode (individuel). Dans certains cas, la suspension (pneumatique) peut baisser la carrosserie jusqu’à 25 millimètres. La grande AUDI adopte une transmission intégrale Quattro, avec en série sur la TDI, le Quattro Sport qui ajoute du couple sur la roue extérieure au virage. En conduite, sans pour autant avoir testé toutes les configurations, la voiture est extrêmement confortable, même en mode dynamique. Et ce confort de roulement s'apprécie à très haute vitesse, récompense autorisée d'avoir testé la belle sur autoroutes allemandes. Dans ce genre de configuration, la voiture ne sourcille pas, et c'est évidemment des autres véhicules plus lents dont il faut se méfier et non de l'A8. Il faut dire que les moteurs proposés sur la grande AUDI sont tout simplement à la hauteur. Naturellement, on vise huit cylindres en V, noble architecture digne de la noble voiture. Oublions le taux de CO2 (encore que) et préférons le V8 FSI de 4,2 litres de 372 chevaux. Coupleux à bas régimes, silencieux, il assure le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes. La boîte automatique de type "Tiptronic" à huit vitesses, nouvelle, égrène sans aucun à-coup les rapports, un régal. Si nécessaire (mais est-ce bien nécessaire ?), on peut passer soi-même les rapports avec les palettes derrière le volant ou simplement en actionnant le levier de vitesses. Lui est aussi est nouveau et communique par électronique "Shift by wire", à l'image d'un Airbus. Plutôt ergonomique, on agit par simple impulsion, même plus besoin de grille sur la console. L'autre moteur, diesel, est lui aussi un V8 de 4,2 litres de 350 chevaux, avec un couple maxi de 800 Nm. Le TDI est tout aussi silencieux que le FSI à tel point qu'il faut baisser la vitre et tendre l'oreille pour discerner son carburant préféré. Dans les deux cas, AUDI a soigné la consommation (à la baisse bien entendu). Dans quelques temps, un plus modeste TDI V6 de trois litres complètera la gamme.

S

On ne sait pas encore si cette génération se déclinera en S8 dotée d'une puissance encore plus "démoniaque". En plus (ou avec) tous ses chevaux, l'AUDI A8 est bourrée de technologie ; la liste est longue. Le principal signe est le "MMI" qui est en fait le système multi media placé sur la console centrale (molette centrale et quatre touches l'encadrant). L'écran sort du tableau de bord pour donner toutes les informations souhaitées à commencer par le GPS. Les autres données de l'ordinateur de bord sont lisibles (avec redondance pour le GPS) dans un autre grand écran situé entre les deux compteurs. Le MMI intègre une "touch PAD" qui permet, à l'arrêt, de reconnaître une lettre simplement formée avec le doigt, simple pour "taper" une destination. Le GPS est intelligent ou plus exactement a enregistré avec détail toutes les routes. Une simple illustration est la vitesse maxi autorisée qui s'affiche sur l'écran, utile quand on cherche les zones à vitesse libre sur autoroutes. Plus précis dans le perfectionnement, le système peut anticiper et gérer la conduite via "l’Adaptive Cruise Control", "l’Adaptive Light" et la boîte auto. Derrière ces deux termes, se cachent respectivement le régulateur de vitesse intelligent et l'éclairage tout aussi intelligent. Une autre prouesse dans ce domaine, est la vision nocturne, système déjà utilisé par la concurrence. AUDI se distingue en renforçant la vision en encadrant le piéton ou l'animal que l'œil humain ne voit pas. Pour rester dans le domaine sécuritaire, l'A8 dispose du "Pre Sense" qui, à la détection d'un danger par l'ESP, prépare à la collision : les vitres et toit ouvrant sont fermés, les prétensions des ceintures sont activées. Selon les options, le système peut, pour réduire les risques en cas de collision, aller jusqu'à arrêter la voiture. On le voit, la liste des équipements de série est bien dotée, mais la ribambelle des options n'a rien à lui envier…

H

Pour rester dans le ton et le peloton de tête, AUDI a présenté à Genève une version hydride qui est encore au stade d'étude mais qui logiquement arrivera sur nos routes en 2011. La voiture échange son gros moteur contre deux petits, un thermique et un électrique. Le premier, un deux litres TFSI, et le second, un électrique donc, procurent une puissance de 245 chevaux pour un couple de 480 Nm. AUDI annonce une consommation moyenne de 6,2 litres aux cent kilomètres et un intéressant taux de CO2 de 144 g/km (bonus neutre à ce jour). Avant l'A8, cette technologie sera éprouvée en début d'année prochaine dans le Q5.

Limousine d'exception, la quatrième génération d'AUDI A8 offre confort, technologie et puissance. Rien dans cette voiture ne souffre la moindre once de critique négative, à part le style très proche de la génération passée. Le vaisseau amiral est une redoutable routière qui ne bronche pas à haute vitesse, gardant de la puissance sous le pied. Le confort, réglable à sa guise, est tout aussi digne de ce haut de gamme premium…

Philippe NIOLLET

2010-03-23