RENAULT Megane RS

ESPACE SPORTIVE
  • Tenue de route et freinage
  • Performances
  • Look
  • Equipement intérieur
  • Consommation en conduite sportive
  • Pas de commande de boîte séquentielle
  • Motricité au démarrage sur sol humide

Prix : 32 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Turbo essence
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 250 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 34.00 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.30 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1387 kg

Capacités

Coffre de 344 à 0 dm³
Réservoir 0 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 6.10 s

Environnement

Emission CO2 195 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.70
Urbaine 11.50
Mixte 8.40
Essai 11.00

Pure sportive

Pure sportive, c’est ce qui transparaît déjà de l’extérieur, bien plantée, bien ramassée pour affronter le bitume. Est ce que son ramage se rapporte à son plumage ? L’essai va nous aider à y répondre.

Design et équipements

Avant de faire un tour complet de l’équipement intérieur, laissons notre œil parcourir l’extérieur de cette nouvelle Megane RS. Si jusqu’ici on avait l’habitude que RENAULT associe à son modèle RS des couleurs bien vives, la couleur passe partout (grise) du modèle essayé ne cache en rien quelques signes bien caractéristiques de la lignée des RS. Si on reconnaît assez vite avoir à faire à une Megane, le caractère sportif de ce coupé se singularise assez nettement des traits classiques de la berline par ses lignes très agressives. Une sortie d’échappement en position centrale renforce son caractère mais c’est surtout ses élargisseurs d’ailes et son châssis rabaissé qui définitivement adressent un message fort : quel aplomb et quelle allure lui donnent ces larges pneumatiques taille basse de dix neuf pouces, c’est splendide ! S’y ajoutent les étriers de frein Brembo qui annoncent la "couleur"… Quoique là aussi, ni le rouge ni le jaune n’habillent ces étriers, il faudra a priori faire le choix de la version Cup, facturée un peu plus cher, pour retrouver de la couleur ! Mais peu importe puisque cette sobriété dans la couleur ne gâche rien car son regard très expressif associé à de petits détails comme le logo RS au dessus de la plaque avant ou la bouche grande ouverte du bouclier refroidissant le quatre cylindres montre bien que cette nouvelle RS ne demande qu’à faire parler les chevaux. Ouvrons les larges portes latérales de ce coupé pour jeter un œil en son intérieur. On découvre de splendides sièges baquets dans une sellerie tout cuir d’excellente facture avec un rappel du RS sur les appuis-tête conducteur et passager. Le réglage des sièges est automatique côté conducteur mais manuel côté passager. L’arrière est assez spacieux pour une trois portes, il faut dire que ce coupé a gagné un peu en longueur par rapport à sa devancière, ce qui permet aux éventuels voyageurs de disposer chacun d’une vraie place, trois au total, et pour le passager central d’une vraie ceinture de sécurité. Certes la garde au toit est limitée mais si on a pu lire ici ou là quelques critiques sur la partie arrière de cet habitacle, je trouve personnellement qu’il y a plus étriqué et plus "claustrophobe" chez certains modèles de la concurrence. L’équipement du modèle testé comprend le chauffage des sièges avant, une régulation automatique de la climatisation (à noter d’ailleurs un petit curseur pratique et design qui change un peu des molettes traditionnelles), un écran GPS non rétractable, un système audio et son changeur six CD de bonne qualité et un ordinateur de bord. Un joystick placé entre le frein à main et le levier de vitesses (plus accessible pour le conducteur que pour le passager) permet de se déplacer à travers les différents menus (GPS, radio, CD…), le tout défilant sur l’écran GPS : c’est assez pratique et intuitif. Comme certains détails et accessoires l’évoquaient de l’extérieur, RENAULT met également en avant dans cet intérieur la sportivité de sa RS par quelques effets assez bien réussis comme les marchepieds et le repose-pied conducteur en aluminium, un liseré jaune autour du volant (repère jaune aussi en son centre pour indiquer le point zéro d’alignement des roues) ainsi qu’une instrumentation assez originale. Cette dernière combine un affichage central de la vitesse en numérique et un compte-tours jaune qui, en mode nuit, passe au rouge et blanc (c’est très joli et en plus cet effet de couleurs donne une belle dimension à l’aiguille du compte-tours ; vraiment c’est bien fait). Le levier de vitesses en cuir a également son liseré jaune sur le pommeau et on peut voir inscrit "RENAULT SPORT" sur une garniture façon carbone côté passager. Ce sont quelques petits détails qui ont leur importance car, quand on achète une RS, c’est aussi pour se démarquer du commun des Megane. Assis à son volant, une position au top dans le siège baquet, voyons maintenant ce que cette Megane RS a dans le ventre. C’est tout d’abord une jolie sonorité offerte par le quatre cylindres une fois la carte insérée dans son emplacement et le bouton "Start" appuyé. La première est enclenchée et sur sol bien sec, c’est un départ en flèche (la motricité est un peu plus difficile au démarrage sur sol humide), le pommeau bien en main le passage des vitesses se fait sans à-coups et dans une linéarité parfaite. Si on cherche à taquiner le compte-tours, pas de soucis, il y a du couple et ça pousse fort, jusqu’au rupteur si on le souhaite et pendant tout l’essai je n’ai enregistré aucun trou moteur quel que soit le régime grâce à l’étagement de la boîte manuelle six vitesses ; il y a à la fois de la puissance mais également de la douceur. Cette puissance est bien maîtrisée par un châssis approprié : la voiture a une tenue de route irréprochable. Certes l’essai n’a pas eu lieu sur circuit et la voiture n’a donc pas été poussée dans ses derniers retranchements mais si plus haut, j’évoquais son léger défaut de motricité au démarrage sur sol humide, c’est bien entendu plus une sur dimension de couple à cet instant bien précis (la bête donne trop d’un seul coup) qu’un problème de comportement car la RS se révèle tout autant agile et précise dans ses trajectoires. La voiture est saine, très saine, grâce aussi à ce freinage qui rassure et qui aurait même tendance à rassurer un peu trop tellement on est convaincu que cette RS s’arrêtera dans toutes les situations, attention donc à l’excès de confiance ! Certains ne la trouveront peut-être pas assez joueuse vis-à-vis notamment d’une assistance électronique bien présente dont un ESP qui intervient à la discrétion du conducteur… ce dernier pouvant quand même se mettre sur "off" pour laisser libre cours aux tentations… Mais si vraiment on veut se transformer en pilote, la version Cup que propose RENAULT offre des suspensions plus fermes et l’adoption d’un différentiel à glissement améliorant la motricité en condition extrême. C’est sûr, cette version achèvera l’interrogation du plus perplexe sur la valeur sportive de la RS. En tant qu’essayeur j’ai pour ma part été conquis. Cette RS est très agréable en usage quotidien et se transforme à volonté en petite "bombe" tout en restant très sécurisante en toutes circonstances.

Avant de démarrer

Ouvrons les larges portes latérales de ce coupé pour jeter un œil en son intérieur. On découvre de splendides sièges baquets dans une sellerie tout cuir d’excellente facture avec un rappel du RS sur les appuis-tête conducteur et passager. Le réglage des sièges est automatique côté conducteur mais manuel côté passager. L’arrière est assez spacieux pour une trois portes, il faut dire que ce coupé a gagné un peu en longueur par rapport à sa devancière, ce qui permet aux éventuels voyageurs de disposer chacun d’une vraie place, trois au total, et pour le passager central d’une vraie ceinture de sécurité. Certes la garde au toit est limitée mais si on a pu lire ici ou là quelques critiques sur la partie arrière de cet habitacle, je trouve personnellement qu’il y a plus étriqué et plus "claustrophobe" chez certains modèles de la concurrence. L’équipement du modèle testé comprend le chauffage des sièges avant, une régulation automatique de la climatisation (à noter d’ailleurs un petit curseur pratique et design qui change un peu des molettes traditionnelles), un écran GPS non rétractable, un système audio et son changeur six CD de bonne qualité et un ordinateur de bord. Un joystick placé entre le frein à main et le levier de vitesses (plus accessible pour le conducteur que pour le passager) permet de se déplacer à travers les différents menus (GPS, radio, CD…), le tout défilant sur l’écran GPS : c’est assez pratique et intuitif. Comme certains détails et accessoires l’évoquaient de l’extérieur, RENAULT met également en avant dans cet intérieur la sportivité de sa RS par quelques effets assez bien réussis comme les marchepieds et le repose-pied conducteur en aluminium, un liseré jaune autour du volant (repère jaune aussi en son centre pour indiquer le point zéro d’alignement des roues) ainsi qu’une instrumentation assez originale. Cette dernière combine un affichage central de la vitesse en numérique et un compte-tours jaune qui, en mode nuit, passe au rouge et blanc (c’est très joli et en plus cet effet de couleurs donne une belle dimension à l’aiguille du compte-tours ; vraiment c’est bien fait). Le levier de vitesses en cuir a également son liseré jaune sur le pommeau et on peut voir inscrit "RENAULT SPORT" sur une garniture façon carbone côté passager. Ce sont quelques petits détails qui ont leur importance car, quand on achète une RS, c’est aussi pour se démarquer du commun des Megane. Assis à son volant, une position au top dans le siège baquet, voyons maintenant ce que cette Megane RS a dans le ventre.

Les chevaux sont lâchés

C’est tout d’abord une jolie sonorité offerte par le quatre cylindres une fois la carte insérée dans son emplacement et le bouton "Start" appuyé. La première est enclenchée et sur sol bien sec, c’est un départ en flèche (la motricité est un peu plus difficile au démarrage sur sol humide), le pommeau bien en main le passage des vitesses se fait sans à-coups et dans une linéarité parfaite. Si on cherche à taquiner le compte-tours, pas de soucis, il y a du couple et ça pousse fort, jusqu’au rupteur si on le souhaite et pendant tout l’essai je n’ai enregistré aucun trou moteur quel que soit le régime grâce à l’étagement de la boîte manuelle six vitesses ; il y a à la fois de la puissance mais également de la douceur. Cette puissance est bien maîtrisée par un châssis approprié : la voiture a une tenue de route irréprochable. Certes l’essai n’a pas eu lieu sur circuit et la voiture n’a donc pas été poussée dans ses derniers retranchements mais si plus haut, j’évoquais son léger défaut de motricité au démarrage sur sol humide, c’est bien entendu plus une sur dimension de couple à cet instant bien précis (la bête donne trop d’un seul coup) qu’un problème de comportement car la RS se révèle tout autant agile et précise dans ses trajectoires. La voiture est saine, très saine, grâce aussi à ce freinage qui rassure et qui aurait même tendance à rassurer un peu trop tellement on est convaincu que cette RS s’arrêtera dans toutes les situations, attention donc à l’excès de confiance ! Certains ne la trouveront peut-être pas assez joueuse vis-à-vis notamment d’une assistance électronique bien présente dont un ESP qui intervient à la discrétion du conducteur… ce dernier pouvant quand même se mettre sur "off" pour laisser libre cours aux tentations… Mais si vraiment on veut se transformer en pilote, la version Cup que propose RENAULT offre des suspensions plus fermes et l’adoption d’un différentiel à glissement améliorant la motricité en condition extrême. C’est sûr, cette version achèvera l’interrogation du plus perplexe sur la valeur sportive de la RS. En tant qu’essayeur j’ai pour ma part été conquis. Cette RS est très agréable en usage quotidien et se transforme à volonté en petite "bombe" tout en restant très sécurisante en toutes circonstances.

Avec la nouvelle Megane RS, le plaisir de conduire et de se faire plaisir tout simplement, sera au rendez-vous. Si une concurrence allemande, la FORD Focus RS pour ne pas la nommer, est évoquée dans tous les comparatifs, notez que les 55 chevaux supplémentaires du cinq cylindres germanique se paient aussi plus cher à l’achat. Donc si vraiment vous voulez opter pour une vraie joueuse, coupez la poire en deux (en trois même !) et ajoutez les 1.600 € qui sépare la version testée de la Cup, plutôt que les 5.400 € qui la sépare de la Focus car franchement les 250 chevaux de la Megane RS sont largement suffisants : sensations assurées !

Stéphane MACADRE

2010-04-30