VOLKSWAGEN Golf VI GTI 2.0 TSI 210

ESPACE SPORTIVE
  • Qualité de l’assemblage
  • Belle sonorité d’admission
  • Clin d’œil à l’histoire
  • Assistance électronique très présente
  • Poids

Prix : 29 970 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne turbocompresseur et injection directe essence
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 210 ch à 5300 tr/min
Couple maxi 29.20 mkg à 1700.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.21 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1339 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1305 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 239 km/h
0 à 100 km/h 6.90 s

Environnement

Emission CO2 170 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.80
Urbaine 7.30
Mixte 10.00
Essai 11.00

Vielleicht (toujours) GTI…

GTI, à lui seul ce sigle est évocateur de souvenirs chez les aficionados de l’automobile. Il rappelle à tout à chacun des souvenirs d’avoir pu monter, voire posséder un type de voiture désigné pour apporter de vraies sensations sur la route. Dans l’Hexagone, on se souvient de ceux qui possédaient la PEUGEOT 205 ou 309 GTI qui s’opposaient à ceux qui possédaient la VOLKSWAGEN Golf GTI. Cette Golf a d’ailleurs une longue histoire. La première version date de 1976 et trente quatre ans plus tard, nous en sommes à la sixième génération de la Golf et VOLKSWAGEN a décidé de perpétuer la tradition. Voici donc la nouvelle version de la GTI. Dans un monde de l’automobile où les normes de dépollution, de sécurité et de prévention routière peuvent avoir bridé la sportivité, il était intéressant de savoir si l’esprit GTI était toujours présent.

Le vernis rouge

Si Actua-Auto était spécialisé dans les sondages, nous aurions posé la question "quelle couleur préférez-vous pour une Golf GTI ?", nous sommes sûrs que la couleur rouge aurait recueilli le plus de suffrage. En tout cas, nous avons eu la chance d’avoir cette couleur sur notre modèle d’essai. Cette GTI est bâtie sur la base de la Golf sixième génération et en reprend les caractéristiques extérieures principales. Bien évidemment pour distinguer la version GTI de la version classique, des modifications extérieures ont été faites. Sur la face avant, outre le sigle GTI, les grilles de la calandre sont en forme de nid d’abeilles et la grille d’aération du moteur a été élargie. Les roues disposent d’étriers de frein rouge. Sur la face arrière, les feux sont des dispositifs de type LED. Le toit est surmonté d’un aileron arrière et le bas de caisse offre deux sorties d’échappement distinctes, une à l’extrémité droite du véhicule et l’autre à l’opposé. Esthétiquement le pari est réussi, on reconnaît dès le premier coup d’œil qu’il s’agit à la fois d’une Golf mais également d’une GTI. La Golf GTI reprend les bases de l’habitacle de la berline compacte. A ce titre elle propose un espace suffisant pour tous les occupants. Evidemment les passagers avant sont très bien lotis, à commencer par les sièges qui offrent une assise parfaite au conducteur et au passager avant. Les occupants arrière ne sont cependant pas négligés et l’espace aux jambes suffisant. Pour poursuivre sur les appréciations du volume, on dispose d’un coffre conséquent de 350 litres, ce qui permet bien sûr de pouvoir partir en vacances en toute quiétude. La version de série est livrée avec des sièges sport arborant, comme sur la première génération, le tissu à carreaux "Interlagos" avec un quadrillage rouge, gris et noir. Pas forcément joli mais terriblement "vintage". Pour le reste des petites touches sportives, on note le pédalier en acier brossé, un levier de vitesses en aluminium. C’est une tautologie de le dire, mais vous êtes bien à bord d’une VOLKSWAGEN. En entrant dans l’habitacle, l’une des premières impressions qui vous vient à l’esprit est la qualité de l’assemblage et l’utilisation de matériaux agréables. La console centrale est celle de la Golf VI à laquelle certaines spécificités ont été ajoutées pour cette GTI. L’aspect sportivité est apporté par de fines modifications stylistiques. Le volant trois branches avec méplat est en cuir avec des surpiqûres rouges. Il propose une excellente prise en main avec deux zones qui permettent un bon positionnement des doigts. Sur cette version DSG 6, le volant dispose de deux palettes. Malheureusement leur taille est, selon nous, complètement inadaptée à une conduite sportive, il faudra plutôt se concentrer sur le passage séquentiel des rapports directement via le pommeau de vitesses. La console centrale est d’une sobriété déconcertante, voire austère mais l’ergonomie est sans faute, c’est du VOLKSWAGEN. Un point remarquable est également à relever sur le ressenti lors du toucher des matériaux. Au final, cette GTI offre un environnement agréable et un raffinement proche de voitures plus onéreuses. Petit détail qui a son importance, on dispose évidemment d’un tachymètre à aiguille, mais une option permet également d’afficher la vitesse sous un format digital, idée simple mais utile au vu des capacités d’accélération de la voiture. Eh oui cette nouvelle GTI dispose d’un turbocompresseur. Le moteur de la GTI sixième génération est un moteur TSI qui possède une puissance de 210 chevaux. Il s’agit d’un nouveau groupe moteur de deux litres dérivé du moteur de 230 chevaux qui avait été développé spécifiquement pour les 30 ans de la Golf GTI. Des modifications ont été faites sur les pistons, et une pompe à huile optimisée, de nouvelles pompes à vide, une pompe à carburant haute pression et un débitmètre massique d’air sont utilisés. Pour avoir essayé plusieurs fois ce moteur TSI 2.0 litres dans des véhicules divers du groupe, nous restons étonnés par l’innovation des ingénieurs motoristes à multiplier les capacités de ce deux litres quatre cylindres. Pour être à la hauteur d’un tel moteur et du nombre de chevaux disponible, les autres organes de la GTI se doivent d’être à la hauteur de la prestation. La GTI dispose d’un châssis sport abaissé de 22 mm à l’avant et 15 mm à l’arrière. Parmi les nouveautés, il y a notamment un différentiel autobloquant électronique dit "XDS". Ce système agit sur le véhicule pour permettre de maintenir une traction maximale par l’action de la pression de freinage sur la roue intérieure au virage. Les amortisseurs ont également été modifiés. Les passionnés pourront même s’amuser à prendre en option le système d’amortissement piloté dit "DCC". Même sans cette option, les amortisseurs sont suffisamment fermes pour une conduite sportive tout en étant également adaptés à une conduite urbaine. La position de conduite est légèrement abaissée, l’installation dans les sièges se fait de façon très naturelle, car ceux-ci disposent de réglages permettant d’optimiser sa position de conduite. Au ralenti, le moteur tourne à 800 tr/mn. Dès les premières accélérations, on entend le son mélodieux de l’admission. Un réel travail a été fait sur l’admission pour offrir au conducteur un son caverneux, qui prend toute son ampleur à chaque changement de vitesse et lors des accélérations. A très basse vitesse, cette Golf GTI parait lourde, si bien qu’au premier abord, on pourrait douter de sa capacité à mouvoir ses 1.300 kilogrammes. Heureusement, cette impression est très vite oubliée. L’association TSI et boîte DSG fait merveille et constitue un vrai régal en conduite. La montée dans les tours est sonore et offre le "petit collage au siège" bien agréable. On ne ressent aucun à coup grâce au double embrayage de la DSG6. Pour retrouver un esprit sportif, il est plus sympathique de mettre la DSG sur la position séquentielle, vous entrez alors dans un autre univers puisque vous prenez complètement la main sur le régime moteur. En plus des ses capacités d’accélération, cette GTI dispose de deux autres atouts majeurs, un freinage à la fois résistant et efficace mais aussi une très forte propension à coller à la route. Notre modèle d’essai disposait de pneumatiques (225/40 R 18 Z). Nous avons apprécié que cette Golf dispose d’une roue de secours, 17 pouces certes, mais une vraie roue de secours. Lorsque vous chatouillez un peu les tours et essayez d’enchaîner les routes quelque peu sinueuses, vous avez l’occasion d'apprécier la motricité de cette GTI qui semble difficile à mettre en défaut, tout comme sa stabilité parfaite donnant l'impression d'être sur des rails en permanence. Les fans penseront que cela est dû à la bonne conception de ce véhicule, tandis que les esprits chagrins y verront l’omniprésence presque outrancière de l’assistance électronique. Choisis ton camp camarade ! Cette GTI couplée à la boîte DSG6 peut prendre deux personnalités. En conduite posée, elle est quelque peu pataude et la DSG donne l’impression d’être souvent en sous-régime, ce qui permet de réduire la consommation. En conduite sportive, cette GTI offre des performances techniques indéniables. Mais bien entendu, il ne faut pas se tromper, cette voiture reste une Golf. A ce titre, elle offre un habitacle et un volume qui sied à son rang de familiale compacte. Certes les performances sont à la hauteur d’une GTI, mais les amateurs de pures sportives habitués aux essais sur circuit pourront donc être quelque peu déçus par la masse importante, le relatif manque de chevaux et l’absence d’autobloquant mécanique. Qu’ils ne s’inquiètent cependant pas, s’ils veulent absolument du VOLKSWAGEN, ils pourront se rabattre sur la Golf R32 qui offre 60 chevaux de plus…

Très habitable

La Golf GTI reprend les bases de l’habitacle de la berline compacte. A ce titre elle propose un espace suffisant pour tous les occupants. Evidemment les passagers avant sont très bien lotis, à commencer par les sièges qui offrent une assise parfaite au conducteur et au passager avant. Les occupants arrière ne sont cependant pas négligés et l’espace aux jambes suffisant. Pour poursuivre sur les appréciations du volume, on dispose d’un coffre conséquent de 350 litres, ce qui permet bien sûr de pouvoir partir en vacances en toute quiétude. La version de série est livrée avec des sièges sport arborant, comme sur la première génération, le tissu à carreaux "Interlagos" avec un quadrillage rouge, gris et noir. Pas forcément joli mais terriblement "vintage". Pour le reste des petites touches sportives, on note le pédalier en acier brossé, un levier de vitesses en aluminium.

Le sérieux de l’assemblage

C’est une tautologie de le dire, mais vous êtes bien à bord d’une VOLKSWAGEN. En entrant dans l’habitacle, l’une des premières impressions qui vous vient à l’esprit est la qualité de l’assemblage et l’utilisation de matériaux agréables. La console centrale est celle de la Golf VI à laquelle certaines spécificités ont été ajoutées pour cette GTI. L’aspect sportivité est apporté par de fines modifications stylistiques. Le volant trois branches avec méplat est en cuir avec des surpiqûres rouges. Il propose une excellente prise en main avec deux zones qui permettent un bon positionnement des doigts. Sur cette version DSG 6, le volant dispose de deux palettes. Malheureusement leur taille est, selon nous, complètement inadaptée à une conduite sportive, il faudra plutôt se concentrer sur le passage séquentiel des rapports directement via le pommeau de vitesses. La console centrale est d’une sobriété déconcertante, voire austère mais l’ergonomie est sans faute, c’est du VOLKSWAGEN. Un point remarquable est également à relever sur le ressenti lors du toucher des matériaux. Au final, cette GTI offre un environnement agréable et un raffinement proche de voitures plus onéreuses. Petit détail qui a son importance, on dispose évidemment d’un tachymètre à aiguille, mais une option permet également d’afficher la vitesse sous un format digital, idée simple mais utile au vu des capacités d’accélération de la voiture.

Un TSI sous le capot

Eh oui cette nouvelle GTI dispose d’un turbocompresseur. Le moteur de la GTI sixième génération est un moteur TSI qui possède une puissance de 210 chevaux. Il s’agit d’un nouveau groupe moteur de deux litres dérivé du moteur de 230 chevaux qui avait été développé spécifiquement pour les 30 ans de la Golf GTI. Des modifications ont été faites sur les pistons, et une pompe à huile optimisée, de nouvelles pompes à vide, une pompe à carburant haute pression et un débitmètre massique d’air sont utilisés. Pour avoir essayé plusieurs fois ce moteur TSI 2.0 litres dans des véhicules divers du groupe, nous restons étonnés par l’innovation des ingénieurs motoristes à multiplier les capacités de ce deux litres quatre cylindres.

Performances

Pour être à la hauteur d’un tel moteur et du nombre de chevaux disponible, les autres organes de la GTI se doivent d’être à la hauteur de la prestation. La GTI dispose d’un châssis sport abaissé de 22 mm à l’avant et 15 mm à l’arrière. Parmi les nouveautés, il y a notamment un différentiel autobloquant électronique dit "XDS". Ce système agit sur le véhicule pour permettre de maintenir une traction maximale par l’action de la pression de freinage sur la roue intérieure au virage. Les amortisseurs ont également été modifiés. Les passionnés pourront même s’amuser à prendre en option le système d’amortissement piloté dit "DCC". Même sans cette option, les amortisseurs sont suffisamment fermes pour une conduite sportive tout en étant également adaptés à une conduite urbaine.

Caramba, quel son…

La position de conduite est légèrement abaissée, l’installation dans les sièges se fait de façon très naturelle, car ceux-ci disposent de réglages permettant d’optimiser sa position de conduite. Au ralenti, le moteur tourne à 800 tr/mn. Dès les premières accélérations, on entend le son mélodieux de l’admission. Un réel travail a été fait sur l’admission pour offrir au conducteur un son caverneux, qui prend toute son ampleur à chaque changement de vitesse et lors des accélérations. A très basse vitesse, cette Golf GTI parait lourde, si bien qu’au premier abord, on pourrait douter de sa capacité à mouvoir ses 1.300 kilogrammes. Heureusement, cette impression est très vite oubliée. L’association TSI et boîte DSG fait merveille et constitue un vrai régal en conduite. La montée dans les tours est sonore et offre le "petit collage au siège" bien agréable. On ne ressent aucun à coup grâce au double embrayage de la DSG6. Pour retrouver un esprit sportif, il est plus sympathique de mettre la DSG sur la position séquentielle, vous entrez alors dans un autre univers puisque vous prenez complètement la main sur le régime moteur.

TGV

En plus des ses capacités d’accélération, cette GTI dispose de deux autres atouts majeurs, un freinage à la fois résistant et efficace mais aussi une très forte propension à coller à la route. Notre modèle d’essai disposait de pneumatiques (225/40 R 18 Z). Nous avons apprécié que cette Golf dispose d’une roue de secours, 17 pouces certes, mais une vraie roue de secours. Lorsque vous chatouillez un peu les tours et essayez d’enchaîner les routes quelque peu sinueuses, vous avez l’occasion d'apprécier la motricité de cette GTI qui semble difficile à mettre en défaut, tout comme sa stabilité parfaite donnant l'impression d'être sur des rails en permanence. Les fans penseront que cela est dû à la bonne conception de ce véhicule, tandis que les esprits chagrins y verront l’omniprésence presque outrancière de l’assistance électronique. Choisis ton camp camarade !

Docteur Jekyl et Mister Hyde

Cette GTI couplée à la boîte DSG6 peut prendre deux personnalités. En conduite posée, elle est quelque peu pataude et la DSG donne l’impression d’être souvent en sous-régime, ce qui permet de réduire la consommation. En conduite sportive, cette GTI offre des performances techniques indéniables. Mais bien entendu, il ne faut pas se tromper, cette voiture reste une Golf. A ce titre, elle offre un habitacle et un volume qui sied à son rang de familiale compacte. Certes les performances sont à la hauteur d’une GTI, mais les amateurs de pures sportives habitués aux essais sur circuit pourront donc être quelque peu déçus par la masse importante, le relatif manque de chevaux et l’absence d’autobloquant mécanique. Qu’ils ne s’inquiètent cependant pas, s’ils veulent absolument du VOLKSWAGEN, ils pourront se rabattre sur la Golf R32 qui offre 60 chevaux de plus…

La Golf GTI sixième génération reste une bonne compacte sportive alliant sportivité mais aussi habitabilité. Dans son écrin rouge et avec les sièges à carreaux écossais, le rappel à la première génération est assez sympathique. Les aficionados des sportives de haute volée, pourront avoir à redire sur quelques manques mécaniques pour assurer la GTI d’obtenir ses vraies lettres de noblesse. Cependant ne boudons pas le plaisir procuré par ce bel engin deux roues motrices. Le mot GTI fait toujours un peu rêver les amoureux de l’automobile et cette sixième génération ne galvaude pas ce terme.

Harry ANDRE

2010-06-25