RENAULT Twingo Gordini "Cup"

ESPACE CITADINE
  • Look
  • Châssis
  • Modularité
  • Confort acoustique
  • Puissance limitée
  • Consommation

Prix : 18 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Injection essence multipoints, 2 ACT
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 133 ch à 6750 tr/min
Couple maxi 16.00 mkg à 4400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.60 m
Largeur 1.68 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1049 kg

Capacités

Coffre de 230 à 959 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 201 km/h
0 à 100 km/h 8.70 s

Environnement

Emission CO2 159 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.60
Urbaine 8.80
Mixte 6.80
Essai 0.00

Friandise acidulée

A une époque où le passé est source d'inspiration pour des marques qui cherchent à l'exploiter commercialement, avec plus ou moins de succès, RENAULT s'est appuyé sur le mythe GORDINI encore très présent chez les amoureux de voitures sportives "à la française" et a décliné une gamme complète de séries limitées de ses modèles existants. C'est ainsi que sur la base des sportives RENAULT SPORT une Twingo, une Clio et une Mégane Gordini pointent le bout de leur capot zébré des deux célèbres bandes blanches. Réelle renaissance ou effet marketing ? Essayons de le découvrir avec la benjamine de la série…

Relookée

Extérieurement, il est difficile de ne pas reconnaitre cette Twingo. Dotée d'une peinture bleu métal électrique et rayée de blanc côté gauche, la filiation est évidente mais va pas jusqu'au Bleu France d'origine, modernisme oblige. Si vous le souhaitez une carrosserie noire est également disponible, mais là on toucherait au sacrilège ! Pour le reste, les designers ont utilisé des éléments de personnalisation extérieurs déjà disponibles pour la plupart sur le modèle de série, comme les coques de rétroviseurs et le becquet peints en blanc. Une mention spéciale sera attribuée aux splendides jantes bicolores "bleu diamantées" de 17 pouces, incontestablement un élément différentiant de cette série mais facturées 100 euros en option, les roues de base disposant de flancs noirs et aluminium. Pour le reste, cette Twingo RS conserve sa jolie frimousse de petite citadine dévergondée. C'est sans doute à l'intérieur que l'exclusivité a été le plus travaillée. L'ambiance est bicolore noir et bleu, comme les sièges en cuir matelassé de série ou le volant qui reprend les deux bandes blanches en partie supérieure pour marquer le point milieu ! Le compte-tours à fond blanc siglé ainsi que pommeau de levier de vitesses métallique complètent le tableau. Enfin, la petite plaque de numérotation du châssis parachève le caractère particulier de cette auto. Elle est donc flashy et se veut chic, surtout de l’intérieur : RENAULT a réussi à doser le tuning et joue sur l'image du mythe mais sur une partition différente et arrive heureusement à s'arrêter juste avant d'en faire trop. Au niveau de l'équipement, l'essentiel est là : climatisation régulée, allumage automatique des feux et détecteur de pluie sont du voyage. La grosse clé de contact non repliable de la Twingo est toujours aussi peu pratique et la voiture ne propose pas de système d’ouverture "mains-libres" pourtant cher à la marque au losange. De même, l'utilisation des fixations Isofix des sièges s'avère fort peu pratique à l'usage et le niveau sonore d'un téléphone connecté en mode Bluetooth n'est pas assez amplifié, malgré les 200 euros de l’option. Dernier petit détail : le magnifique pommeau métallique de levier de vitesses rend les passages extrêmement rapides lorsque la voiture est restée en plein soleil et qu'il est devenu brûlant… Une Twingo reste une citadine aboutie et, même en revendiquant ouvertement un statut de sportive, celle-ci n'oublie pas les aspects pratiques. Elle propose de nombreux rangements et une modularité appréciable : les deux sièges arrière sont indépendants et s'avancent, se reculent ou se rabattent en un tour de main pour moduler le coffre. Pour ce qui est du ramage, nous nous retrouvons en terrain connu : la base technique de cette auto n'est en effet rien d'autre que la Twingo RS, et ce modèle hérite donc de ses défauts et qualités. Le moteur de 1,6 litre et 133 chevaux, développé par RENAULT SPORT, propose un très bon agrément. Disposant d'un couple généreux à bas régime il permet de conduire souplement en ville et facilite l'utilisation au quotidien de cette sportive finalement très docile. Il possède une belle sonorité grave et donne de la voix lors des montées en régime, mais se montre cependant fatiguant à la longue, avec une ambiance sonore trop élevée à notre goût à haute vitesse. Une des principales qualités de la Twingo RS est celle de son châssis. Notre véhicule d'essai était de plus équipé de l'option "châssis cup" à 450 euros, qui renforce encore l'efficacité de la base RS et magnifie le comportement de l'auto. Cette petite puce est alors un vrai rail, à l'aise et joueuse en toutes circonstances et on ne peut que regretter la puissance finalement limitée du moteur tant la voiture pourrait facilement supporter 30 chevaux de plus. Vous serez sans doute un petit peu secoués sur mauvaise route car le raffermissement des suspensions est très prononcé, mais vous resterez très bien maintenus dans les sièges baquets lors des virages serrés. Au chapitre des défauts, outre l'ambiance sonore trop élevée, on notera une consommation importante eu égard au petit gabarit de l'auto, celle-ci n'étant pas favorisée par la boîte qui compte seulement cinq vitesses.

Comportement exemplaire

Pour ce qui est du ramage, nous nous retrouvons en terrain connu : la base technique de cette auto n'est en effet rien d'autre que la Twingo RS, et ce modèle hérite donc de ses défauts et qualités. Le moteur de 1,6 litre et 133 chevaux, développé par RENAULT SPORT, propose un très bon agrément. Disposant d'un couple généreux à bas régime il permet de conduire souplement en ville et facilite l'utilisation au quotidien de cette sportive finalement très docile. Il possède une belle sonorité grave et donne de la voix lors des montées en régime, mais se montre cependant fatiguant à la longue, avec une ambiance sonore trop élevée à notre goût à haute vitesse. Une des principales qualités de la Twingo RS est celle de son châssis. Notre véhicule d'essai était de plus équipé de l'option "châssis cup" à 450 euros, qui renforce encore l'efficacité de la base RS et magnifie le comportement de l'auto. Cette petite puce est alors un vrai rail, à l'aise et joueuse en toutes circonstances et on ne peut que regretter la puissance finalement limitée du moteur tant la voiture pourrait facilement supporter 30 chevaux de plus. Vous serez sans doute un petit peu secoués sur mauvaise route car le raffermissement des suspensions est très prononcé, mais vous resterez très bien maintenus dans les sièges baquets lors des virages serrés. Au chapitre des défauts, outre l'ambiance sonore trop élevée, on notera une consommation importante eu égard au petit gabarit de l'auto, celle-ci n'étant pas favorisée par la boîte qui compte seulement cinq vitesses.

Attention à ne pas mélanger les genres. Cette Twingo Gordini n'est pas une sportive spartiate et exclusive comme ses ancêtres, mais plutôt une "fashion" victime dans une jolie robe de sport moulante. Disposant d'une bonne base technique les fondamentaux sont cependant bien là, et sa présentation flatteuse et soignée pour son prix pourrait bien lui susciter la sympathie des foules.

Frédéric JOUSSET

2010-06-14