MAZDA Mazda6 2.3 Performance

ESPACE SPORTIVE
  • Comportement
  • Equipement
  • Agrément de conduite
  • Confort sonore perfectible
  • Témoin d’oubli de ceinture
  • Système de navigation

Prix : 27 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 16 soupapes Injection essence électronique multipoints
Cylindrée 2261 cm³
Puissance maxi 166 ch à 6500 tr/min
Couple maxi 207.00 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.68 m
Largeur 1.78 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1340 kg

Capacités

Coffre de 0 à 500 dm³
Réservoir 64 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 214 km/h
0 à 100 km/h 8.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.00
Urbaine 12.20
Mixte 8.90
Essai 10.50

Zoom Zoom !

Ces dernières années, les ventes d’automobiles MAZDA étaient en train de sombrer lentement, mais sûrement. Il faut dire qu’une gamme vieillissante ne jouait pas en la faveur du constructeur nippon. Celui-ci a donc réagi en lançant un programme de modernisation de sa gamme, accompagné d’un changement de cap plus jeune et sportif. Cette ère "Vroum-Vroum", ou "Zoom-Zoom" en espéranto moderne, nous a d’abord valu le monospace MPV, puis aujourd’hui cette berline moyenne supérieure appelée Mazda6, et non seulement "6", qui vient allègrement marcher sur les plates-bandes des RENAULT Laguna et autres PEUGEOT 406. Essayée aujourd’hui dans sa version haut de gamme, dotée d’un puissant 4 cylindres, qui est cette nouvelle venue ?

Une jolie japonaise

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le coup de crayon est soigné. Oubliées les lignes fades et passe-partout de feue la 626, la MAZDA6 propose une ligne très tendance et fluide, accentuée par ses blocs optiques transparents du plus bel effet. Sur cette version 2.3 Performance, le dynamisme de la voiture est discrètement mais efficacement souligné par des jantes en alliage de 17 pouces et par la double sortie d’échappement. Dans sa couleur bleu "Strato" du modèle d’essai, elle a fait tourner plus d’une tête dans la rue, tout le contraire de l’image traditionnelle des MAZDA ! A l’intérieur, le charme n’est pas rompu. Habillés de cuir, les sièges se montrent accueillants et procurent un bon maintien latéral, indispensable dans ce type d’auto, et proposent de multiples réglages électriques. Restes d’hivers nippons rigoureux, les deux sièges avant sont chauffants afin de vous faciliter les longs trajets sous la neige. Les plastiques de la planche de bord sont agréables à l’œil et au toucher et leur ajustement est dans la bonne norme actuelle. La console centrale est finie avec un plastique argenté, sensé ajouter à l’ambiance sportive chic de l’habitacle, tout comme les cadrans cerclés de chrome. Les différentes commandes sont douces et bien disposées et, dans l’ensemble, l’ergonomie du véhicule semble avoir été particulièrement soignée. En témoignent les gros boutons de réglage de la console centrale, très pratiques d’utilisation dès que l’on a compris comment cela fonctionne. La sécurité n’est pas non plus en reste. Aux classiques prétensionneurs de ceinture avant et airbags conducteur et passager, MAZDA propose sur toute la gamme les airbags latéraux et rideaux au niveau de la tête. De plus, une batterie complète d’anges gardiens électroniques de série sur toute la gamme contrôlent la stabilité du véhicule, la répartition du freinage, l’antipatinage, etc… Autant dire que la copie est soignée puisque cette berline propose, dès son entrée de gamme, l’ensemble des systèmes de sécurité actuellement disponibles. Les particularités de cette version Performance, qui représente actuellement le sommet de l’offre, sont principalement les phares au xénon avec système de lavage, la sellerie cuir, un système Hi-FI Bose avec 7 haut-parleurs disposant d’une très bonne qualité sonore et un système de navigation DVD à écran couleur rétractable. Au chapitre des récriminations, notre modèle d’essai présentait un jeu de tôle incertain au niveau de la jonction capot sur calandre, sans toutefois dépareiller la ligne de l’auto. Gageons que ce type de défaut sera corrigé sur les modèles livrés. De plus, MAZDA vient récemment d’étendre la garantie sur ses véhicules à trois ans ou 100.000 km, rejoignant en cela TOYOTA. Ce type d’initiative ne peut qu’être encouragé auprès d’autres constructeurs européens se targuant pourtant d’une fiabilité exemplaire… Une nouvelle ligne de moteurs MZR 4 cylindres en aluminium a été développée pour cette voiture. Doté d’un calage différentiel des soupapes (système S-VT), le 2,3 l présente un comportement assez linéaire mais vigoureux à partir de 3.000 tr/mn, et tracte allègrement jusqu’à la zone rouge. Un système intelligent de gestion de la consommation est également présent, qui supprime l’injection au moteur dès que la pédale d’accélérateur est relâchée, ce qui aboutit à un appétit plutôt raisonnable en conditions réelles d’essai. Le confort est de bon niveau, malgré un environnement sonore perfectible. Les pneus taille basse de cette version Performance transmettent en effet une bonne partie des bruits de roulement. Les impacts de graviers sur les soubassements sont de plus très audibles. Enfin, la sonorité rauque et métallique du moteur, pas forcément désagréable en soi, se fait un peu trop présente à haute vitesse. Heureusement, le puissant système audio n’aura aucun problème pour couvrir ces quelques perturbations. Deux points cependant ont paru assez horripilants sur cette voiture. Le premier est le signal d’oubli de port de ceinture de sécurité du conducteur. Ce signal aigu et continu se déclenche dès que la voiture roule et ne s’arrête que lorsque le conducteur boucle sa ceinture ou arrête le moteur. Enlever sa ceinture pour mieux voir en se garant ou déplacer la voiture dans votre jardin devient une épreuve pour vos oreilles ou votre patience. Bref, les ingénieurs de MAZDA devraient peut-être apprendre la notion de valeur seuil. Le système de navigation n’est pas non plus exempt de toute critique. Outre l’écran peu lisible dans certaines conditions d’éclairage, mais qui peut s’incliner électriquement afin d’en améliorer la lecture, ce système est vraiment lent. La sélection d’un itinéraire prend bien 5 minutes, le temps que le système réfléchisse entre les deux choix de villes qu’il va vous proposer. De plus l’utilisation, qui se fait via la pourtant pratique télécommande intégrée à la console, est strictement interdite dès que la voiture roule. Si vous voulez changer d’itinéraire, il vous faut donc trouver un parking où vous arrêter sachant que votre passager qui, lui, aurait pu manipuler le système pendant que vous conduisez, n’a plus qu’à se rendormir. En matière de sécurité, on peut donc regretter que MAZDA ait voulu aller un peu trop loin, abondant malheureusement dans le sens politiquement correct actuel de déresponsabilisation du conducteur. Le comportement de cette nouvelle MAZDA6 tranche avec sa devancière. Sûre et sereine, elle affiche une tenue de route sécurisante et de premier plan. On n’en attendait pas moins d’une version à prétentions sportives, et les pneus 215/45R17 n’y sont sans doute pas étrangers, même si leur rôle se réduit à seconder un châssis bien né. La boîte 5 vitesses paraît un peu ferme mais s’acquitte très bien de son office, même en rétrogradage appuyé sur les freins. En accélérant le rythme, justement, miss MAZDA6 ne se désunit pas pour autant. On pourra peut-être juste regretter un comportement à tendance survireuse lorsqu’un conducteur lambda arrivera un petit peu vite dans un virage. Le système de contrôle de trajectoire se déclenche alors et remet brutalement, sur le sec, la voiture dans le droit chemin, mais un peu trop vers l’intérieur du virage. Par contre en s’appliquant un petit peu, enchaîner les virages en jouant avec le moteur est un vrai plaisir pour le conducteur. En usage réellement extrême, les suspensions paraîtront sans doute un peu souples, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une berline familiale !

A l’intérieur, le charme n’est pas rompu. Habillés de cuir, les sièges se montrent accueillants et procurent un bon maintien latéral, indispensable dans ce type d’auto, et proposent de multiples réglages électriques. Restes d’hivers nippons rigoureux, les deux sièges avant sont chauffants afin de vous faciliter les longs trajets sous la neige. Les plastiques de la planche de bord sont agréables à l’œil et au toucher et leur ajustement est dans la bonne norme actuelle. La console centrale est finie avec un plastique argenté, sensé ajouter à l’ambiance sportive chic de l’habitacle, tout comme les cadrans cerclés de chrome. Les différentes commandes sont douces et bien disposées et, dans l’ensemble, l’ergonomie du véhicule semble avoir été particulièrement soignée. En témoignent les gros boutons de réglage de la console centrale, très pratiques d’utilisation dès que l’on a compris comment cela fonctionne.

La sécurité n’est pas non plus en reste. Aux classiques prétensionneurs de ceinture avant et airbags conducteur et passager, MAZDA propose sur toute la gamme les airbags latéraux et rideaux au niveau de la tête. De plus, une batterie complète d’anges gardiens électroniques de série sur toute la gamme contrôlent la stabilité du véhicule, la répartition du freinage, l’antipatinage, etc… Autant dire que la copie est soignée puisque cette berline propose, dès son entrée de gamme, l’ensemble des systèmes de sécurité actuellement disponibles.

Les particularités de cette version Performance, qui représente actuellement le sommet de l’offre, sont principalement les phares au xénon avec système de lavage, la sellerie cuir, un système Hi-FI Bose avec 7 haut-parleurs disposant d’une très bonne qualité sonore et un système de navigation DVD à écran couleur rétractable.

Au chapitre des récriminations, notre modèle d’essai présentait un jeu de tôle incertain au niveau de la jonction capot sur calandre, sans toutefois dépareiller la ligne de l’auto. Gageons que ce type de défaut sera corrigé sur les modèles livrés. De plus, MAZDA vient récemment d’étendre la garantie sur ses véhicules à trois ans ou 100.000 km, rejoignant en cela TOYOTA. Ce type d’initiative ne peut qu’être encouragé auprès d’autres constructeurs européens se targuant pourtant d’une fiabilité exemplaire…

Sous le kimono

Une nouvelle ligne de moteurs MZR 4 cylindres en aluminium a été développée pour cette voiture. Doté d’un calage différentiel des soupapes (système S-VT), le 2,3 l présente un comportement assez linéaire mais vigoureux à partir de 3.000 tr/mn, et tracte allègrement jusqu’à la zone rouge. Un système intelligent de gestion de la consommation est également présent, qui supprime l’injection au moteur dès que la pédale d’accélérateur est relâchée, ce qui aboutit à un appétit plutôt raisonnable en conditions réelles d’essai.

Le confort est de bon niveau, malgré un environnement sonore perfectible. Les pneus taille basse de cette version Performance transmettent en effet une bonne partie des bruits de roulement. Les impacts de graviers sur les soubassements sont de plus très audibles. Enfin, la sonorité rauque et métallique du moteur, pas forcément désagréable en soi, se fait un peu trop présente à haute vitesse. Heureusement, le puissant système audio n’aura aucun problème pour couvrir ces quelques perturbations.

Deux points cependant ont paru assez horripilants sur cette voiture. Le premier est le signal d’oubli de port de ceinture de sécurité du conducteur. Ce signal aigu et continu se déclenche dès que la voiture roule et ne s’arrête que lorsque le conducteur boucle sa ceinture ou arrête le moteur. Enlever sa ceinture pour mieux voir en se garant ou déplacer la voiture dans votre jardin devient une épreuve pour vos oreilles ou votre patience. Bref, les ingénieurs de MAZDA devraient peut-être apprendre la notion de valeur seuil.

Le système de navigation n’est pas non plus exempt de toute critique. Outre l’écran peu lisible dans certaines conditions d’éclairage, mais qui peut s’incliner électriquement afin d’en améliorer la lecture, ce système est vraiment lent. La sélection d’un itinéraire prend bien 5 minutes, le temps que le système réfléchisse entre les deux choix de villes qu’il va vous proposer. De plus l’utilisation, qui se fait via la pourtant pratique télécommande intégrée à la console, est strictement interdite dès que la voiture roule. Si vous voulez changer d’itinéraire, il vous faut donc trouver un parking où vous arrêter sachant que votre passager qui, lui, aurait pu manipuler le système pendant que vous conduisez, n’a plus qu’à se rendormir. En matière de sécurité, on peut donc regretter que MAZDA ait voulu aller un peu trop loin, abondant malheureusement dans le sens politiquement correct actuel de déresponsabilisation du conducteur.

Performances en nette amélioration

Le comportement de cette nouvelle MAZDA6 tranche avec sa devancière. Sûre et sereine, elle affiche une tenue de route sécurisante et de premier plan. On n’en attendait pas moins d’une version à prétentions sportives, et les pneus 215/45R17 n’y sont sans doute pas étrangers, même si leur rôle se réduit à seconder un châssis bien né. La boîte 5 vitesses paraît un peu ferme mais s’acquitte très bien de son office, même en rétrogradage appuyé sur les freins.

En accélérant le rythme, justement, miss MAZDA6 ne se désunit pas pour autant. On pourra peut-être juste regretter un comportement à tendance survireuse lorsqu’un conducteur lambda arrivera un petit peu vite dans un virage. Le système de contrôle de trajectoire se déclenche alors et remet brutalement, sur le sec, la voiture dans le droit chemin, mais un peu trop vers l’intérieur du virage. Par contre en s’appliquant un petit peu, enchaîner les virages en jouant avec le moteur est un vrai plaisir pour le conducteur. En usage réellement extrême, les suspensions paraîtront sans doute un peu souples, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une berline familiale !

Un vent de reconquête souffle en provenance de l’archipel nippon. MAZDA signe ici une copie très prometteuse pour les jeunes pères de famille recherchant une voiture à tempérament affirmé. On attend donc avec impatience les versions Diesel de cette berline bien née, en espérant cependant que certains petits défauts d’ergonomie seront corrigés. Finalement, il ne manque plus à cette jolie nouvelle qu’un noble V6 afin de faire chavirer les cœurs.

Frédéric JOUSSET

2002-09-01