KIA Sportage 2.0 CRDi 4x2

ESPACE TOUT-TERRAIN
  • Garantie 7 ans
  • Moteur 2.0 CRDi
  • Ligne générale
  • Assise trop courte
  • Boîte auto gourmande

Prix : de 20 890 € à 33 190 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1995 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 31.90 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.44 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.63 m

Poids

Total 1458 kg

Capacités

Coffre de 564 à 1353 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 182 km/h
0 à 100 km/h 10.80 s

Environnement

Emission CO2 147 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.60
Urbaine 4.90
Mixte 5.50
Essai 0.00

Les petits plats dans les grands

Qui a dit que KIA avait des capacités à croître ? Réponse : eux-mêmes. Ils s'étaient donné un objectif de se placer au cinquième rang mondial (avec HYUNDAI) et non seulement, le but est atteint, mais il est dépassé puisque le groupe est à une marche du podium. Cette progression enviable est due à une gamme complète (dix modèles) et à un renouvellement poursuivi à cadence soutenue. Il est évident que la garantie de sept ans n'est pas étrangère au succès de la marque, ni à sa prise de notoriété. Après le petit Venga et le Sorento, c'est autour du Sportage de se placer sous les projecteurs. Cette troisième génération définitivement orientée vers le SUV et les loisirs, se démarque des deux précédentes.

Starter

S'il existe un pilier fondateur de KIA, le Sportage est celui là puisque la première génération était un des modèles originels de la marque, avec la Sephia, en France. Depuis, la gamme a crû, la garantie aussi avec sept ans offerts quel que soit le véhicule. Le Sportage 3 n'a plus trop de rapport avec son aîné hormis la transmission intégrale. Il est plus long, plus large et plus bas. Côté style, la robe de tout terrain a pris des courbes et des centimètres pour caler le KIA dans la ligne des SUV du marché. Le Sportage 3, découvert à Genève et vedette du stand KIA au Mondial, arbore le style désormais propre à la marque sous la houlette de Peter Schreyer, et inauguré par le Pro-c'eed. Depuis le coupé, rappelons-le, les lignes ont perdu la fadeur "passe-partout" des modèles précédents. Le Sportage arbore la calandre "tiger nose" mise en musique par le Soul. Les designers ont poussé le crayon pour reprendre cette forme dans la découpe du pare-brise ainsi que la vitre du hayon. La ligne générale reprend également les creux de bas de portières, là aussi dessinés sur les flancs du Pro-c'eed. Les gimmicks à AUDI sont tentants avec notamment les découpes des portes arrière avec touche de chrome ou la découpe des feux arrière dont une partie intègre le bouclier. Qui se plaindra d'une légère évocation à la marque allemande ? Dernier point de style, la palette de couleurs a été ravivée avec notamment, un orange vif qui illuminait notre véhicule d'essai… La gamme est orientée autour des motorisations Diesel avec deux turbo Diesel connus des autres modèles récents et équipés de filtre à particules en série. Mais dans le cas du Sportage, le sommet de gamme sera assuré par un deux litres de 136 chevaux, issu du 2,2 litres étrenné par le Sorento. C'est cette motorisation que nous avons testée. En attendant de revenir sur ses prestations, notez que l'offre sera complétée d'ici la fin de l'année, par l'autre turbo Diesel, à savoir un 1,7 litre de 115 chevaux ainsi qu'un moteur essence. Ce dernier, doté de l'injection directe (c'est une première), devrait afficher une puissance de 140 chevaux puisqu'il est en cours d'homologation. Inauguré sur la Cee'd, le système "stop & start" baptisé ISG (pour "Idle Stop & Go"), équipera les versions essence et Diesel les moins puissantes. Seul le CRDi de 136 chevaux est bizarrement privé du dispositif. Le Sportage garde sa fonction de tout terrain (lignée oblige) mais pour l'occasion propose une nouvelle transmission intégrale développée par MAGNA. Uniquement disponible avec le deux litres Diesel, le système gère la répartition de la puissance entre les essieux. Il reste néanmoins la possibilité au conducteur de sélectionner le mode "Lock" pour répartir uniformément le couple entre les essieux avant et arrière (et maintenir cette répartition jusqu’à une vitesse de 40 km/h). Cette transmission peut être associée à une inédite boîte automatique à six rapports. Notre premier modèle d'essai était ainsi architecturé, prodiguant un excellent confort de conduite. La boîte, qui est une vraie boîte automatique, gère les bons rapports en douceur. Finalement, le seul point sombre de ce mariage de confort est d'ordre financier car il apporte un malus écologique (une quarantaine de grammes de CO2) et une consommation plus lourde (l'ordinateur de bord n'a pas dévié de dix litres aux cent kilomètres). Comme beaucoup d'utilisateurs de ce type de véhicules, préférez la version à deux roues motrices, associée à la boîte mécanique à six rapports elle aussi. Et là, la lourdeur de la version auto a disparu, le CRDi retrouve du souffle et plus de vigueur. Le budget s'en trouve bénéficiaire car la voiture n'est plus "malussée" et la consommation se maintient autour de sept litres. On l'a vu, le troisième Sportage a définitivement troqué son habit de baroudeur pour une élégante robe de "crossover". L'habitacle est bien entendu à l'unisson de l'extérieur pour accueillir toute une famille. Stricte cinq places, la configuration laisse de l'espace aux occupants et au coffre, avec la modularité habituelle pour celui-ci. Rien à redire sur la qualité des matériaux, les plastiques les plus durs ont été cachés en bas de planche. Et finalement, seule l'assise des sièges est un peu courte à mon goût. On pourra éventuellement discuter le design de la console recevant le levier de vitesses. Les réglages (manuels) des sièges donnent toute l'aisance pour faire des longs parcours ; définitivement rien à voir avec le premier Sportage des champs… La dotation de série est toujours aussi bien fournie. On retrouve les trois désignations utilisées sur les modèles récents de la gamme KIA. Le premier niveau "Style" offre une climatisation manuelle, des jantes en alliage léger (en dix sept pouces), un ESP (avec aide au démarrage en côte), un régulateur et pour le confort, lecteur CD MP3 (6 HP dont deux twitters) avec fonction Bluetooth® et reconnaissance vocale. Les deux finitions hautes ("Active" et "Premium") ajoutent une taille chacune pour les jantes. Le niveau le plus élevé gratifie de sièges chauffants avant et arrière, recouverts de cuir, du toit ouvrant panoramique et plein d'autres équipements tout aussi intéressants comme le démarrage sans clé ou la caméra de recul. Il vous en coûtera 31.490 € pour ce dernier en CRDi 136 chevaux, boîte méca et transmission intégrale obligatoire, ce qui est, somme toute, un bon rapport qualité / prix. N'oublions pas que le Sportage, comme toutes les KIA, bénéficie de cette fameuse garantie de sept ans (ou 150.000 kilomètres)

Menus divers

La gamme est orientée autour des motorisations Diesel avec deux turbo Diesel connus des autres modèles récents et équipés de filtre à particules en série. Mais dans le cas du Sportage, le sommet de gamme sera assuré par un deux litres de 136 chevaux, issu du 2,2 litres étrenné par le Sorento. C'est cette motorisation que nous avons testée. En attendant de revenir sur ses prestations, notez que l'offre sera complétée d'ici la fin de l'année, par l'autre turbo Diesel, à savoir un 1,7 litre de 115 chevaux ainsi qu'un moteur essence. Ce dernier, doté de l'injection directe (c'est une première), devrait afficher une puissance de 140 chevaux puisqu'il est en cours d'homologation. Inauguré sur la Cee'd, le système "stop & start" baptisé ISG (pour "Idle Stop & Go"), équipera les versions essence et Diesel les moins puissantes. Seul le CRDi de 136 chevaux est bizarrement privé du dispositif. Le Sportage garde sa fonction de tout terrain (lignée oblige) mais pour l'occasion propose une nouvelle transmission intégrale développée par MAGNA. Uniquement disponible avec le deux litres Diesel, le système gère la répartition de la puissance entre les essieux. Il reste néanmoins la possibilité au conducteur de sélectionner le mode "Lock" pour répartir uniformément le couple entre les essieux avant et arrière (et maintenir cette répartition jusqu’à une vitesse de 40 km/h). Cette transmission peut être associée à une inédite boîte automatique à six rapports. Notre premier modèle d'essai était ainsi architecturé, prodiguant un excellent confort de conduite. La boîte, qui est une vraie boîte automatique, gère les bons rapports en douceur. Finalement, le seul point sombre de ce mariage de confort est d'ordre financier car il apporte un malus écologique (une quarantaine de grammes de CO2) et une consommation plus lourde (l'ordinateur de bord n'a pas dévié de dix litres aux cent kilomètres). Comme beaucoup d'utilisateurs de ce type de véhicules, préférez la version à deux roues motrices, associée à la boîte mécanique à six rapports elle aussi. Et là, la lourdeur de la version auto a disparu, le CRDi retrouve du souffle et plus de vigueur. Le budget s'en trouve bénéficiaire car la voiture n'est plus "malussée" et la consommation se maintient autour de sept litres.

Dessert

On l'a vu, le troisième Sportage a définitivement troqué son habit de baroudeur pour une élégante robe de "crossover". L'habitacle est bien entendu à l'unisson de l'extérieur pour accueillir toute une famille. Stricte cinq places, la configuration laisse de l'espace aux occupants et au coffre, avec la modularité habituelle pour celui-ci. Rien à redire sur la qualité des matériaux, les plastiques les plus durs ont été cachés en bas de planche. Et finalement, seule l'assise des sièges est un peu courte à mon goût. On pourra éventuellement discuter le design de la console recevant le levier de vitesses. Les réglages (manuels) des sièges donnent toute l'aisance pour faire des longs parcours ; définitivement rien à voir avec le premier Sportage des champs… La dotation de série est toujours aussi bien fournie. On retrouve les trois désignations utilisées sur les modèles récents de la gamme KIA. Le premier niveau "Style" offre une climatisation manuelle, des jantes en alliage léger (en dix sept pouces), un ESP (avec aide au démarrage en côte), un régulateur et pour le confort, lecteur CD MP3 (6 HP dont deux twitters) avec fonction Bluetooth® et reconnaissance vocale. Les deux finitions hautes ("Active" et "Premium") ajoutent une taille chacune pour les jantes. Le niveau le plus élevé gratifie de sièges chauffants avant et arrière, recouverts de cuir, du toit ouvrant panoramique et plein d'autres équipements tout aussi intéressants comme le démarrage sans clé ou la caméra de recul. Il vous en coûtera 31.490 € pour ce dernier en CRDi 136 chevaux, boîte méca et transmission intégrale obligatoire, ce qui est, somme toute, un bon rapport qualité / prix. N'oublions pas que le Sportage, comme toutes les KIA, bénéficie de cette fameuse garantie de sept ans (ou 150.000 kilomètres)

KIA garde le rythme de renouvellement de sa gamme qui compte dix modèles différents. Un de ses piliers, le Sportage, apparaît sous une troisième livrée très orientée cross over, loisir, famille avec possibilité de rouler en intégrale. Incontestablement, le Sportage a des arguments pour titiller les stars du segment tel le NISSAN Qashqai. Belle robe, des motorisations plutôt économiques à condition de renoncer à la boîte auto, le nouveau KIA est convaincant. C'est sûr, le constructeur coréen a mis les petits plats dans les grands pour séduire les amateurs de ce type de véhicules qui connaît toujours un certain engouement. Le Sportage 3 est une des nouveautés du Mondial aux côtés du concept Pop et de la grande berline Optima. Décidément, KIA ne cesse de nous allécher…

Philippe NIOLLET

2010-09-04