LANCIA Lybra SW 1,8i 16v LX

ESPACE BREAK
  • Elégance et Luxe
  • Equipement complet
  • Confort
  • Freinage trop mordant
  • Roue de secours galette

Prix : 23 782 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16s
Cylindrée 1747 cm³
Puissance maxi 131 ch à 6300 tr/min
Couple maxi 16.70 mkg à 3800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 0.00 m
Largeur 0.00 m
Hauteur 0.00 m

Poids

Total 1340 kg

Capacités

Coffre de 420 à 1300 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 201 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 0.00
Essai 8.60

Liberté surveillée

C'est sûr, LANCIA n'est pas au mieux de sa forme. Coincée entre la plus populaire FIAT et la sportive ALFA, la marque cherche toujours à retrouver sa voie. La Delta s'en est allée avec 99 dans l'indifférence totale, tout comme la Dedra. Le renouveau chez LANCIA, s'appelle désormais Lybra dont l'objectif est de redonner un coup de fouet à la marque. Ce n'est pas gagné

Mission impossible

Bonjour monsieur Phelps, la mission, si vous l'acceptez, est de sauver la vénérable marque LANCIA avec un modèle imposé. A l'image de l'ALFA 156, la Lybra a donc une mission salvatrice. Pour cela, elle aligne tout de suite les deux carrosseries connues sur la Dedra : berline et break (baptisée Station Wagon). Rien n'est prévu pour l'instant pour la Nuova Delta. Qui veut rouler en 5 portes LANCIA doit se rabattre sur la version SW, beaucoup plus élégante que la berline. Elégance, le mot est lâché, LANCIA aimerait être l'AUDI de FIAT, en orientant sa gamme dans le luxe, style Flaminia plutôt que Stratos. Parlons-en du style de la voiture. Il est dans la droite ligne néo-rétro, oubliant les arêtes des anciennes productions et revenant aux arrondis et phares ronds de l'Aurelia d'après-guerre. Le SW est en effet très élégant, arborant le bon goût italien. La fuite de toit marquée de chaque côté par un revêtement grisé vient se fondre dans les feux originaux. Comme par le passé, le blason est rappelé un peu partout sur et dans la voiture, et en particulier en haut des portières arrière. Le SW, aussi long que la berline, entre dans la catégorie des breaks de loisir dont les AUDI A4, BMW série 3 ou VOLVO V40 sont reines. La Lybra, voulant bien paraître, s'est enrichie de touches inox sur les poignées ou l'entourage des portes. A l'intérieur, c'est un feu d'artifice de moquette épaisse, bois, daim, alu et cuir (certains sont synthétiques mais très bien imités), avec un très bon point pour le daim particulièrement agréable et tous les spots de lumière disséminés un peu partout. A deux ou trois boutons près, l'effort sur les matériaux est sensible. Tout ce luxe donne une sensation de chaleur, cocooning pour faire mode, éloignant notre break de sa version utilitaire. Effectivement, le coffre, soigneusement moquetté, reste de capacité honnête, sans plus. On peut toujours gagner quelques dm3 en rabattant dossiers et assises, sans qu'il soit nécessaire de démonter les appuis-tête. La planche de bord bi-ton abrite la console centrale regroupant téléphone, climatisation individuelle, écran, navigation et radio. Un tiroir range tickets côtoie le porte gobelet. L'aide à la navigation est efficace en informations et en manipulations, l'écran pouvant afficher les cartes d'échelles variant de 50 m à 100 km. Les motorisations maison équipent la Lybra avec 3 versions essence (4 et 5 cylindres) et les 2 JTD (Diesel common rail de 1,9 l et 2,4 l). Intermédiaire entre le 1,6 l et le 2 l, le 1,8 l 16V apporte la nervosité chère aux italiennes. Son admission variable permet de profiter de 90% du couple maximal entre 2.000 et 6.200 tr/mn. Dans certains cas (sollicitations), le SW peut devenir bruyant. Le freinage est mordant, trop diront certains. Le conducteur appréciera les réglages du volant mais pourra être surpris par la position assise trop haute pour ce genre de véhicule. La dotation en équipements de série est ultra complète. Grand dommage que le balayage intermittent automatique ait été complètement défaillant, c'est typiquement le genre de détail qui agace et qui ne rassure pas…

Elégance, élégance

Le SW est en effet très élégant, arborant le bon goût italien. La fuite de toit marquée de chaque côté par un revêtement grisé vient se fondre dans les feux originaux. Comme par le passé, le blason est rappelé un peu partout sur et dans la voiture, et en particulier en haut des portières arrière. Le SW, aussi long que la berline, entre dans la catégorie des breaks de loisir dont les AUDI A4, BMW série 3 ou VOLVO V40 sont reines. La Lybra, voulant bien paraître, s'est enrichie de touches inox sur les poignées ou l'entourage des portes. A l'intérieur, c'est un feu d'artifice de moquette épaisse, bois, daim, alu et cuir (certains sont synthétiques mais très bien imités), avec un très bon point pour le daim particulièrement agréable et tous les spots de lumière disséminés un peu partout. A deux ou trois boutons près, l'effort sur les matériaux est sensible. Tout ce luxe donne une sensation de chaleur, cocooning pour faire mode, éloignant notre break de sa version utilitaire. Effectivement, le coffre, soigneusement moquetté, reste de capacité honnête, sans plus. On peut toujours gagner quelques dm3 en rabattant dossiers et assises, sans qu'il soit nécessaire de démonter les appuis-tête. La planche de bord bi-ton abrite la console centrale regroupant téléphone, climatisation individuelle, écran, navigation et radio. Un tiroir range tickets côtoie le porte gobelet. L'aide à la navigation est efficace en informations et en manipulations, l'écran pouvant afficher les cartes d'échelles variant de 50 m à 100 km.

Les motorisations maison équipent la Lybra avec 3 versions essence (4 et 5 cylindres) et les 2 JTD (Diesel common rail de 1,9 l et 2,4 l). Intermédiaire entre le 1,6 l et le 2 l, le 1,8 l 16V apporte la nervosité chère aux italiennes. Son admission variable permet de profiter de 90% du couple maximal entre 2.000 et 6.200 tr/mn. Dans certains cas (sollicitations), le SW peut devenir bruyant. Le freinage est mordant, trop diront certains. Le conducteur appréciera les réglages du volant mais pourra être surpris par la position assise trop haute pour ce genre de véhicule. La dotation en équipements de série est ultra complète. Grand dommage que le balayage intermittent automatique ait été complètement défaillant, c'est typiquement le genre de détail qui agace et qui ne rassure pas…

Alors, comme dans la série, la mission impossible ne l'est-elle pas réellement ? La première difficulté pour LANCIA est de se faire connaître avant de se faire reconnaître et la tâche apparaît encore ardue. Il ne faut pas, au travers des concessions désormais badgées des trois marques italiennes, que LANCIA apparaisse comme le parent pauvre. La Lybra a incontestablement des arguments de confort, de luxe, de tenue de route et d'équipements. Le prix reste compétitif et la garantie est passée à 2 ans. Le SW peut satisfaire les amateurs de breaks de loisir qui aiment la chaleur et le luxe qu'ils pourraient trouver chez la concurrence, mais plus chers…

Philippe NIOLLET

1999-11-01