FIAT 500 0,9 turbo TwinAir Lounge

ESPACE CITADINE
  • Ligne
  • Prix/équipement
  • Consommation

Prix : 15 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 2 cylindres - 8 soupapes - Turbo injection multipoint
Cylindrée 875 cm³
Puissance maxi 85 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 14.00 mkg à 1900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.00 m
Largeur 1.00 m
Hauteur 1.00 m

Poids

Total 930 kg

Capacités

Coffre de 185 à 0 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 173 km/h
0 à 100 km/h 11.00 s

Environnement

Emission CO2 95 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.00
Urbaine 4.00
Mixte 4.00
Essai 6.00

LA VOIX DE SA MAÎTRESSE

Ecouter le bruit du moteur de la FIAT 500 TwinAir et nul besoin d'en dire plus. Il a beau avoir plus de cinquante ans d'écart avec son aïeul, le bicylindre (de 2011) se reconnaît à sa sonorité caractéristique. FIAT, champion des rejets les plus bas grâce à ses petits moteurs, a développé un bicylindre inédit et, comme pour son aînée, l'a placé en primeur sous le capot de la 500.

Mini berlingot

Le bonus écologique a fondu avec l'arrivée de 2011 et le peu qui reste s'acquiert durement. L'acheteur de 500 TwinAir peut néanmoins récupérer 400 € cette année grâce à son taux de CO2 de 95 g/km (et même 92 g/km avec la boîte automatique "Dualogic"), parmi les meilleurs du marché. La recette commence à être connue, elle s'appelle "down sizing" ou comment avoir la pêche avec un petit moteur et une bonne suralimentation sans trop consommer, ni trop polluer. Pour sa citadine, FIAT a développé un inédit bicylindre refroidi par eau et utilisant la technologie MultiAir, dont il tire son patronyme anglais. La cylindrée de ce moteur est de 875 cm3 tout de même, soit 97 chevaux au litre. Pour mémoire, le système MultiAir de FIAT gère les levées de soupapes de façon électro-hydraulique, afin d'optimiser le flux d'air.

Un turbocompresseur vient doper le petit moteur et porte la puissance du mini berlingot à 85 chevaux, bien plus performant que le moteur 1,2 litre pourtant doté de deux fois plus de cylindres (et qui plafonne à 69 chevaux). Le constructeur turinois n'a pas poussé l'histoire de placer le moteur à l'arrière, on reste avec le "tout à l'avant". La 500 reste une traction. Bien que le gain de poids du moteur ne se retrouve pas sur la balance finale de la voiture, la 500 TwinAir est vive, nerveuse, et même plus agréable à conduire que la version (essence) de 100 chevaux. Le bicylindre pourra vous régaler d'un bruit présent mais moins pénible à mon sens, qu'un trois cylindres. Et finalement, ce sont les bruits d'air de ma voiture d'essai qui étaient les plus désagréables…

Maxi pêche

C'est le plus agréable. En revanche, la consommation moyenne donnée par l'ordinateur de bord est décevante. En conduite très raisonnable, il m'a été impossible de descendre en dessous de 6,5 litres aux cent kilomètres. Cette valeur est à des années lumière des données du constructeur. Comment FIAT a-t-elle réussi à afficher et homologuer de telles valeurs ? Et pour une citadine, circuler en ville fait grimper la moyenne au-delà de sept litres… Toutes ces valeurs ont été relevées en mode "éco", c'est-à-dire après avoir enfoncé la touche du même nom placée sur le tableau de bord. Son action est de réduire le couple moteur. Si on veut plus d'agréments, il est évident qu'il faut oublier cette fonction. Heureusement, la 500 est équipée de série d'un Start&Stop qui coupe le moteur voiture arrêtée, ce qui atténue quelque peu cette consommation hémorragique et encore, celui-ci a tendance à redémarrer avant même d'enfoncer la pédale d'embrayage. Dans le même esprit, le compteur dispose de flèches d'indication de monter (voire descendre) le rapport.

Finalement et si on fait abstraction de la tenue de route perfectible, bien que celle-ci ait été améliorée avec l'arrivée avec la 500C, la TwinAir se sent bien aussi sur autoroute. FIAT a placé un contre arbre d’équilibrage pour atténuer les vibrations du moteur lors de ses envolées dans les tours. Et sans se prendre pour une ABARTH, la TwinAir ne se contentera pas de rester sur la file de droite. Rappelons que FIAT affiche une vitesse maxi de 173 km/h et le 0 à 100 en 11 secondes. Sur cette dernière caractéristique, la 69 chevaux se contente de deux secondes supplémentaires et la 100 chevaux ne fait guère mieux. La force du bicylindre est d'afficher un couple maxi à 1.900 tours par minute seulement, de quoi rivaliser avec la version turbo Diesel…

Midinette

Extérieurement, rien ne distingue la 500 TwinAir de ses sœurs. La finition Lounge de ma voiture d'essai est comparable à une Lounge équipée d'un autre moteur. Aucun logo ne trahit le nombre de cylindres de la voiture. Compte tenu de sa puissance, son prix se place juste entre les deux autres versions essence. Le rapport prix/équipements est toujours aussi attractif, avec pour la finition "Lounge" la climatisation, le toit vitré et les jantes en alliage léger. Rappelons que la 500 TwinAir peut recevoir la boîte robotisée "Dualogic".

FIAT nourrit plein d'espoir sur son nouveau moteur, un peu à l'image de son "successful" petit Multijet Diesel de 1,3 litre. Le constructeur envisage de décliner d'autres puissances à la fois plus faible (65 chevaux) et, étonnamment, plus élevée (105 chevaux). Vu la compacité du moteur, FIAT garde aussi dans sa manche de placer un moteur électrique dans la place libre et de proposer une 500 hybride. Et d'ailleurs, à l'occasion du salon de Genève, la TwinAir deviendra une version à part entière de la 500 avec des touches extérieures et intérieures qui la démarqueront des autres versions. FIAT a bien l'intention de communiquer et développer sur et autour de son nouveau moteur…

Le bicylindre de la FIAT 500 TwinAir est une innovation intéressante dans le domaine du "down sizing" qui peut se décliner en une gamme de plusieurs puissances. Le compromis est de tirer un maximum de puissance d'un petit moteur turbocompressé. Dans le domaine, en utilisant la technologie MultiAir, FIAT y réussit plutôt bien. Le bicylindre est vif sans être pénible à l'usage. Seule vraie déception, les consommations moyennes sont très éloignées des données du constructeur, malgré toutes les aides pour réduire celles-ci. Une autre voie que FIAT pourrait développer est de celle de l'hybride, il y a bien un peu de place sous le capot pour insérer un moteur électrique?

Philippe Niollet

2011-02-01