FIAT Coupé 2.0 20v Turbo Plus

ESPACE SPORTIVE
  • Performances
  • Confort
  • Equipements
  • Ligne
  • Adéquation Pneus / Chassis
  • Consommation
  • Boîte 6 ratée

Prix : 29 636 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 220 ch à 5750 tr/min
Couple maxi 31.60 mkg à 2500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.25 m
Largeur 1.76 m
Hauteur 0.00 m

Poids

Total 1310 kg

Capacités

Coffre de 0 à 295 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 6.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.60
Urbaine 14.40
Mixte 10.10
Essai 15.00

Toujours dans le coup

Il devenait urgent de goûter de nouveau au méchant Coupé FIAT qui m'avait tant ému en 1997 (BIB 21), car la concurrence s'est faite vive depuis. D'abord avec l'étonnante SUBARU Impreza GT Turbo et ensuite avec les redoutables Type R HONDA. Chacune propose une vision particulière de la culture sportive et toutes sont presque parfaites : reste donc au client le rude choix car, comme on le sait, le beurre et l'argent du beurre ne font pas bon ménage et tout est affaire de compromis. Le Coupé FIAT n'est toujours pas largué et fait même preuve d'une grande homogénéité.

Timides évolutions

Le label "Plus" de la dernière mouture du Coupé Turbo concerne uniquement des détails de présentations, mis à part la boîte 6 : jupes latérales et spoiler spécifiques, étriers de freins, dômes de suspensions et culasse peints en rouge, disques percés, jantes plus larges, contacteur d'allumage par bouton poussoir… Le ton est bien donné et renforce encore l'image sportive du Coupé. On le démarre maintenant comme une voiture de course, par impulsion sur un bouton alu. Même ambiance du côté de l'instrumentation puisqu'on dispose d'un voltmètre et d'un manomètre de pression d'huile mais toujours pas de mano de pression de suralimentation. L'intérieur est toujours garni de cuir, malheureusement surpiqué de rouge comme la mode l'exigeait il y a 10 ans… Les options sont limitées au toit ouvrant électrique (4.050 FF), à l'alarme antivol (2.250 FF) et aux peintures métallisées (2.050 FF) ou irisée "Blanc Perle" (à 16.000 FF…). Donc, pas de quoi se plaindre car le reste est au standard des meilleurs. La motorisation, inchangée, est toujours aussi impressionnante : l'énorme couple et la puissance démesurée vous propulsent dans une dimension que seules quelques autos peuvent vous procurer. Les accélérations collent au siège et réclament une attention particulière car le train avant a pour mission de passer tous les chevaux sans trop de casse. Les 2 mains sur le volant sont alors indispensables pour corriger ses inévitables réactions, particulièrement sur sol irrégulier. Le visco-coupleur fait cependant merveille mais ne peut éviter les patinages sur adhérence précaire. D'ailleurs, sur sol mouillé, le Coupé avait une fâcheuse tendance au sous-virage, destructrice du plaisir indescriptible à pouvoir prendre tous les virages à fond sans appréhension. Cette particularité est peut-être due à la monte pneumatique : PIRELLI P Zéro en 97 et MICHELIN Pilot Sport aujourd'hui. Qu'on se rassure, les décrochages ne sont pas violents, on est prévenu à temps pour lever le pied et l'accroche sur le sec est toujours aussi époustouflante. Le châssis offre donc une des meilleures tenues de route du marché mais est aussi capable de transporter les 4 occupants dans le confort. Attention, les suspensions restent malgré tout fermes mais filtrent bien les petites irrégularités du réseau principal… Le freinage ABS est lui aussi digne de toute la confiance que l'on peut y mettre, car les vitesses atteintes dès qu'on se lâche sont affolantes. Plus puissant et endurant, je n'ai pas encore trouvé ! La direction assistée convient en usage intensif mais irritera "pépère" par sa fermeté. Côté performance, on est toujours limité à 250 km/h, mais on aimerait des rapports plus serrés sur les 4 derniers rapports pour profiter encore plus du moteur, la 6ème étant en fait une surmultipliée pour réduire les consommations en stabilisé.

Brutal

La motorisation, inchangée, est toujours aussi impressionnante : l'énorme couple et la puissance démesurée vous propulsent dans une dimension que seules quelques autos peuvent vous procurer. Les accélérations collent au siège et réclament une attention particulière car le train avant a pour mission de passer tous les chevaux sans trop de casse. Les 2 mains sur le volant sont alors indispensables pour corriger ses inévitables réactions, particulièrement sur sol irrégulier. Le visco-coupleur fait cependant merveille mais ne peut éviter les patinages sur adhérence précaire. D'ailleurs, sur sol mouillé, le Coupé avait une fâcheuse tendance au sous-virage, destructrice du plaisir indescriptible à pouvoir prendre tous les virages à fond sans appréhension. Cette particularité est peut-être due à la monte pneumatique : PIRELLI P Zéro en 97 et MICHELIN Pilot Sport aujourd'hui. Qu'on se rassure, les décrochages ne sont pas violents, on est prévenu à temps pour lever le pied et l'accroche sur le sec est toujours aussi époustouflante.

Et civilisé

Le châssis offre donc une des meilleures tenues de route du marché mais est aussi capable de transporter les 4 occupants dans le confort. Attention, les suspensions restent malgré tout fermes mais filtrent bien les petites irrégularités du réseau principal… Le freinage ABS est lui aussi digne de toute la confiance que l'on peut y mettre, car les vitesses atteintes dès qu'on se lâche sont affolantes. Plus puissant et endurant, je n'ai pas encore trouvé ! La direction assistée convient en usage intensif mais irritera "pépère" par sa fermeté. Côté performance, on est toujours limité à 250 km/h, mais on aimerait des rapports plus serrés sur les 4 derniers rapports pour profiter encore plus du moteur, la 6ème étant en fait une surmultipliée pour réduire les consommations en stabilisé.

D'une plus grande rigueur de comportement et plus impressionnant que le SUBARU (sous-virage et freinage), plus confortable mais moins exclusif que les HONDA, le FIAT Coupé Turbo déclenche toujours l'émerveillement. Et oui, FIAT est bien capable de produire une "méga" sportive sous des airs de pas y toucher, parfait pour la discrétion. Cependant, la maîtrise d'un tel engin nécessite une tête froide et surtout de réelles aptitudes au pilotage. Ce Coupé sport-GT mérite donc mieux qu'un succès d'estime...

Stéphane BERGER

2001-01-01