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RENAULT Twingo 2000

RENAULT Dauphine R1090

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40 ans d'automobile vous contemplent

 

A ma gauche, une RENAULT Dauphine millésime 1960, à ma droite une RENAULT Twingo millésime 2000, le combat semble tout à fait disproportionné ! Rassurez-vous l’objet n’est pas de comparer brutalement ces deux véhicules séparés par 40 ans, mais plutôt d’apprécier l’évolution technologique de l’automobile au travers ces deux "populaires".

 

Une bouille sympathique

 

L’objectif commercial d’une voiture populaire est de conquérir une large clientèle. L’allure extérieure du véhicule est le critère majeur dans ce cas là. A leurs façons, la Twingo et la Dauphine font jeu égal dans le domaine. Comment ne pas craquer devant les lignes douces et arrondies des deux voitures ! Certes les canons de beauté ont évolué et la Conception Assistée par Ordinateur est passé par-là, mais chacune à sa manière sait tirer son épingle du jeu. La figure réjouit des passants au passage d’une Dauphine en est la meilleure preuve.

 

Deux voitures chargées d'histoire(s)

Vous pouvez vous livrer à un jeu amusant : mettez-vous au volant d’une Dauphine et arrêtez-vous pour interroger un passant… soyez sûr qu’il aura un souvenir d’enfants à vous raconter sur ce véhicule : le départ en vacances à trois sur la petite banquette arrière, les valises sur les genoux pour un long périple de 500 kilomètres vous occupant toute une journée ou bien encore, le tête à queue de papa un jour de forte pluie… Toujours est-il que la Dauphine fait partie de l’histoire automobile avec un grand H, au même titre que la Twingo, qui si elle a fait une entrée plus récente dans le paysage automobile, l’a déjà marqué à jamais grâce à son audace, son habitabilité et son succès populaire.

La filiation est d’autant plus marquée que lors de sa commercialisation en 1992, la Twingo disposait d’une évolution du célèbre moteur Cléon de 1090 cm3 qui équipait déjà … les Dauphines, et qui a fait le succès de part sa longévité de l’autre célèbre populaire la RENAULT 4L.

 

40 ans de progrès et de regrets !

Il est certain qu’en 40 ans, l’automobile a largement progressé… heureusement d’ailleurs. De nos jours, la conduite d’une Dauphine nécessite quelques égards. C’est principalement du côté du freinage que la progression est particulièrement flagrante. Avec 4 freins à tambour d’un côté et 2 freins à disque et un ABS de l’autre, le combat est totalement déséquilibré. La solution consiste à prendre la bonne habitude de conserver une bonne distance de sécurité.

Côté direction, l’assistance électrique de la Twingo n’apparaît pas comme d’un progrès marquant, tant elle s’avère peu agréable en terme de précisions. Dans ces conditions, la direction très démultipliée de la Dauphine sied bien au véhicule, même s’il elle demande comme il est de coutume de dire de "prendre du volant" pour diriger le véhicule.

C’est sans nul doute sur le plan de l’habitabilité que la Dauphine tient le moins bien la comparaison. C’est aussi, et ce n’est pas un hasard, le point fort de la Twingo et l’une des principales raisons de son succès.

On pourrait également penser que la Twingo l’emporte largement sur le plan du comportement routier. Il est vrai que les souvenirs de "chaleurs" au volant de la Dauphine sont nombreux. Les théories du sac de sable dans la malle avant ou du parpaing de chantier vont bon train, et pourtant elles ne représentent pas la meilleure solution. Pour conduire les deux véhicules de nos jours, on peut affirmer que la Twingo pardonne plus que la Dauphine. Cependant, avec une certaine accoutumance à la propulsion de la Dauphine et à son équilibre naturel, il est finalement plus facile de conduite l’ancienne que la petite nouvelle : demandez aux possesseurs de Twingo qui ont eu à freiner fort par temps de pluie s’ils ne sont pas sentis désagréablement surpris par la réaction de leur véhicule !

 

En 40 ans, on aurait pu penser que la Dauphine ne pourrait souffrir la comparaison face à la Twingo, son homologue des temps modernes. Au final, l’écart est certes flagrant en terme d’habitabilité, mais pour le reste cela demeure moins évident même si la Dauphine réclame un peu plus de doigtée et une attention plus soutenue.

F.DUMAS

 

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