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de 199.800 FF à 297.800 FF
MITSUBISHI Pajero

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Nouveau Pajero :

100% Nouveau, 100% Pajero

 

MITSUBISHI frappe fort, très fort même, en présentant son Pajero de 3ème génération. Et l’enjeu est de taille, puisque ce best-seller des 4x4 est largement diffusé aux 4 coins du globe (tiens, image à méditer !) et jouit d’une image forte de polyvalence et de fiabilité. Le dernier-né se doit donc de faire au moins aussi bien que son prédécesseur, mais surtout au moins aussi bien et même mieux que ses concurrents que sont les Patrol, Land Cruiser, Discovery TD5 et autres Trooper. Cette prise en main de la gamme sur les routes (et chemins) de Catalogne nous a permis de constater que ce Pajero ne manque pas d’arguments…

 

Seul le nom reste inchangé

Apparu tout anguleux en 1982, rajeuni et plus arrondi en 91, c’est bien à une nouvelle naissance que nous assistons. Seul l’air de famille subsiste. Parmi les évolutions techniques majeures, on retiendra la caisse autoporteuse qui voit disparaître le châssis (ce qui permet de gagner en garde au sol tout en descendant à la fois le plancher pour faciliter l’accès et le centre de gravité pour un meilleur comportement), l’adoption de roues arrière indépendantes (exit le pont rigide, pour un surcroît de confort, de tenue de route et de débattements) ou encore la banquette de la 3ème rangée astucieusement escamotable sous le plancher du Pajero "long". Avec son gabarit impressionnant, son look musclé, son habitacle plus spacieux typé berline de luxe, la tendance est nettement à l’embourgeoisement. Au catalogue, 2 longueurs (3 portes - 5 places, 5 portes - 7 places), 2 transmissions à 5 rapports (plus gamme courte) mécanique ou automatique à commande séquentielle et enfin 2 motorisations modernes, Diesel comme essence.

 

Diesel époustouflant, V6 peu attrayant

Si le V6 essence affiche une certaine noblesse sur le papier avec le recours à l’injection directe (GDI), 202 ch et plus de 32 mkg, son utilisation ne nous a que moyennement convaincus. Certes, sa douceur de fonctionnement, son faible niveau sonore et l’absence de vibration sont des qualités indéniables, mais les reprises manquent de vigueur. Le Diesel à injection directe, quant à lui, nous a emballés. Il tient ses promesses sur toute la ligne. Fort de ses 165 ch et surtout de ses 38 mkg disponibles dès 2.000 tr/mn, il procure un agrément de conduite sans pareil en toute sobriété (moins de10 l/100 km en usage mixte).

 

Polyvalence, tendance routière

Si un parcours en zone de franchissement nous a permis de vérifier que ses capacités en tout-terrain sont toujours excellentes, c’est surtout sur routes que le Pajero a progressé. La facilité de conduite, les performances et le niveau de confort sont impressionnants. La version longue s’est révélée plus homogène et plus stable que la courte, cette dernière étant plus vive et plus maniable. Le comportement routier n’a rien à envier à celui des monospaces, ce qui augmentera encore sa vocation routière.

 

Entièrement remanié, le nouveau Pajero est particulièrement bien armé pour assurer dignement la relève de son prédécesseur. Si la polyvalence reste l’une des ses caractéristiques majeures, sa vocation routière s’est affirmée : plus de luxe, plus de confort, plus d’habitabilité et surtout plus de puissance avec l’adoption d’un fabuleux 3,2 l Diesel à injection directe gorgé de couple, qui éclipse au passage, tant il est tonique, le V6 essence également au catalogue. Très à l’aise sur tous types de route, chemin, et même zones de franchissement (pour qui osera…), sa polyvalence est plus que jamais un atout qui devrait conforter sa place de best-seller sur le marché en forte progression du 4x4.

J-P. BALLEY

 

POUR

Look très réussi

Diesel époustouflant

Ambiance luxueuse

4x4 permanent ou propulsion

CONTRE

Prix de base élevé

V6 peu convaincant

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LISTE DES ESSAIS

Essai réalisé en mars 2000