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Le bon compromisDepuis 1991, la YAMAHA 850 TDM se taille une bonne part du marché de la moto et se permet même encore de figurer à la 8ème place en 1998, toutes catégories confondues. Elle doit son exceptionnelle longévité à une polyvalence rarement rencontrée, une fiabilité exemplaire et une prise en main des plus faciles. Aussi, chevaucher ce best-seller le temps d'un week-end fut l'occasion de comprendre l'engouement porté par la clientèle pour cet engin décalé, aussi bien par le look que par les sensations. Trail ou routière ?La mise en route de la TDM ne pose aucun souci particulier, avec un starter au comodo gauche, et le ralenti stable permet de s'habiller tranquillement pendant que la belle chauffe. La position de conduite est presque sénatoriale et rappelle celle des BMW. Le buste est droit, les mains assez haut perchées sur un guidon bizarre au début mais auquel on s'habitue vite. L'instrumentation est claire et les commandes sans surprise, sauf peut-être avec l'heureuse présence d'un warning, accessoire quasi indispensable en région parisienne. La selle est confortable, aussi bien pour le passager que le conducteur et dispose en dessous d'un logement pour un U. Le passager n'a pas une position idéale car les repose-pied sont trop en avant et imposent un buste légèrement en arrière, mais les poignées de maintien sont correctement placées et suffisamment larges. Les pots d'échappement bas obligent le conducteur à reposer les talons sur les tubes, au risque d'y laisser un peu de semelle lorsqu'ils sont chauds ! La petite bulle est bien plus efficace qu'elle peut le laisser espérer car, même à vive allure, la pression du vent reste raisonnable. On ne peut en dire autant côté pieds qui sont exposés aux éclaboussures de la roue avant par temps de pluie. Confort de trailLa mise en route de la TDM ne pose aucun souci particulier, avec un starter au comodo gauche, et le ralenti stable permet de s'habiller tranquillement pendant que la belle chauffe. La position de conduite est presque sénatoriale et rappelle celle des BMW. Le buste est droit, les mains assez haut perchées sur un guidon bizarre au début mais auquel on s'habitue vite. L'instrumentation est claire et les commandes sans surprise, sauf peut-être avec l'heureuse présence d'un warning, accessoire quasi indispensable en région parisienne. La selle est confortable, aussi bien pour le passager que le conducteur et dispose en dessous d'un logement pour un U. Le passager n'a pas une position idéale car les repose-pied sont trop en avant et imposent un buste légèrement en arrière, mais les poignées de maintien sont correctement placées et suffisamment larges. Les pots d'échappement bas obligent le conducteur à reposer les talons sur les tubes, au risque d'y laisser un peu de semelle lorsqu'ils sont chauds ! La petite bulle est bien plus efficace qu'elle peut le laisser espérer car, même à vive allure, la pression du vent reste raisonnable. On ne peut en dire autant côté pieds qui sont exposés aux éclaboussures de la roue avant par temps de pluie. Tenue de routièreLe moteur de cette TDM assure à lui seul 90% du charme de cette moto. Hérité de feu la 750 Super Ténéré, il fait preuve d'une souplesse exemplaire, repart sur un filet de gaz, enroule comme pas un et est capable de se déchaîner quand la poignée est en coin. Le châssis concourt lui aussi au plaisir de conduite car un bon compromis a été trouvé entre vivacité et stabilité, couple antinomique par essence sur une moto. Malgré un poids respectable, la TDM se sort relativement bien de l'exercice de maniabilité en ville et excelle en efficacité sur petites routes. L'épreuve autoroute est abordée sans difficultés tant que le vent n'est pas trop fort : en effet, l'imposante surface latérale accroche les rafales de vent et fait louvoyer la moto. Le duo fait ressortir un défaut d'accord de suspension : malgré le durcissement de l'arrière (très facile), celle-ci semble trop souple pour l'avant, avec une fourche qui se bloque presque sur les grosses irrégularités. En contrepartie, elle ne plonge pas au freinage. Les 2 disques avant, s'ils sont puissants, demandent de la poigne et gagneraient à avoir plus de mordant. La boîte de vitesses, très critiquée au début, conserve un point mort pas toujours évident à trouver et une sélection un peu lente, mais possède un étagement parfait pour le moteur. Alors, routière urbaine ?Cette YAMAHA 850 TDM n'a donc toujours pas reçu de nom qui permettrait de la classer : chacun y va du sien en fonction de l'utilisation qu'il en fait. Après huit ans, la TDM est toujours en bonne place au moment du choix car elle est la seule à offrir autant de facettes : efficace comme une routière, confortable comme un trail, souple comme une GT, rageuse comme une sportive, pas une niche ne lui échappe. Seul frein, peut-être, à l'envie de l'acheter : son prix, qui la place au-dessus de certains 4 cylindres polyvalents.S. BERGER |
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POUR
Allonge
moteur Polyvalence Esthétique
flatteuse Vitesse
de croisière
élevée
CONTRE
Prix Freins un
peu justes Pas de
béquille centrale |
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Type bicylindre
4 temps Cylindrée 849
cm3 Puissance
maxi 77
ch à 7500 tr/mn Couple
maxi 7,8
mKg à 6000 tr/mn Hauteur
selle 795
mm Poids 233
kg Réservoir 20
l dont Réserve 3,5
l Vitesse
maxi 197
Km/h 0
à 100 Km/h 4
s Essai 7 |
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Essai réalisé en juillet 99 |
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