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L'éternelle deuxièmeMalgré une 600 Fazer très bien née et bien adaptée au marché, YAMAHA ne cesse de jouer au Poulidor depuis 2 ans derrière SUZUKI et sa vieille 600 Bandit. Si en 1998 on pouvait accuser le manque disponibilité des Fazer chez les concessionnaires (dépassés par son énorme succès), l'année 99 confirme sa deuxième place (sur les 8 premiers mois) en termes de vente de moyennes cylindrées malgré un marché en progression de 11 %. Il est vrai que la politique de prix agressive de SUZUKI paie mais ne laisse pas pour autant sur le carreau son adversaire : le volume de vente de la Fazer est seulement inférieur de 234 unités (pour 4.157 Bandit vendues) avec un écart de prix pourtant conséquent (+ 5.200 FF contre la Bandit S et même + 7.500 FF contre la N !). L'échappée belleYAMAHA, conscient de son léger "retard" et très à l'écoute de ses clients, a réagi rapidement aux critiques formulées par les utilisateurs de la Fazer. Nous voici donc en présence d'une nouvelle 600, en principe parfaite puisque la majorité de ses défauts ont été corrigés : autonomie allongée avec un réservoir plus grand de 2 litres, montre, feux de détresse et surtout un accueil plus chaleureux du passager. Celui-ci est maintenant le bienvenu car la selle est plus confortable (+ 16 mm de rembourrage), les repose-pied sont plus bas et avancés et la poignée passager est redessinée. Il apparaît donc clairement que cette 600 sert aussi le week-end pour une balade à deux, voire pour ne plus partir seul en vacances. Le conducteur a droit lui aussi à sa nouveauté : le réglage en précontrainte de la fourche pour plus d'efficacité en conduite musclée. Au chapitre cosmétique, la belle peut recevoir une peinture bicolore pour se distinguer des "vieux" modèles. Esthétiquement quelconque, la Fazer vieillit donc moins vite qu'un modèle plus affirmé, et ce d'autant mieux que la finition est très bonne. En tête de pelotonFacile de prise en main, la Fazer s'adresse à tous les motards, du débutant au plus expérimenté, car elle fait preuve d'une rare polyvalence. On croise sur sa selle le sexagénaire inquiet de son confort mais désireux encore de quelques sensations fortes, le jeune fougueux qui ne se lasse pas d'une aiguille de compte-tours fougueuse et le motocycliste sans âge qui n'arrive pas à se décider pour une GT. Voilà résumée cette Fazer : elle ne déchaîne pas les passions ni les critiques mais rallie à elle un nombre impressionnant d'avis favorables. En effet, très confortable et sécurisante (avec son freinage extraordinaire), la Fazer rassure tout son monde et invite à l'utilisation quotidienne. De plus, la protection offerte par la tête de fourche est réelle et soulage le pilote pour les longues étapes à son régime de croisière, à 8.000 tr/mn (chut, il ne faut pas dire combien ça fait en km/h ). Le rangement sous la selle permet d'emporter un antivol en U et la combinaison de pluie, indispensable pour cette aventurière. Le tableau de bord est agréable et très beau la nuit mais pleure l'absence d'une température d'eau (quand peut-on "emmancher" ?). Au final, on a donc une moto homogène et parfaite pour la route car la position de conduite n'est pas fatigante. Course contre la montreLe deuxième visage de cette 600, c'est le moteur qui nous le démasque : creux en dessous de 6.000 tr/mn, il révèle au-delà des capacités insoupçonnées. Sa vivacité est démoniaque et l'engin grimpe dans les tours, et sur la route, à une vitesse incroyable. Pour s'amuser avec cette moto, c'est poignée en coin et en avant toute. Le freinage est le même que celui de la R1, c'est dire s'il est suffisamment dimensionné pour arracher le bitume. La partie cycle s'en sort plus qu'honorablement pour un double berceau acier, tout juste pourrait-on lui reprocher une légère tendance au guidonnage aux environs de 190 km/h. L'amortissement digère parfaitement les inégalités de la route et ne perturbe pas le pilotage. Chaussée des excellents DUNLOP D207, la Fazer prend de l'angle à en avoir le mal de mer et fait regretter de bonds vieux bracelets. Attention donc à ne pas se laisser emporter par la gaieté de l'engin, les vitesses atteintes sont alors largement en dehors de celles autorisées et même carrément inadaptées à l'environnement La Fazer rassemble donc tout ce qui se fait de mieux et représente aujourd'hui le concept du roadster civilisé le plus abouti : pas une bête de circuit mais capable d'en délivrer les sensations, confortable sans sacrifier la rigueur et utilisable en toutes circonstances par tous. On croirait à une HONDA (beau compliment !) si ce n'était le diapason YAMAHA sur le tableau de bord. C'est ça, la Fazer est très bien accordée, en tant que machine mais aussi au public, et ça marche. Il ne reste plus qu'à remporter le sprint avec la concurrence ! S. BERGER |
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POUR
Jauge
à essence Moteur
hargneux Béquille
centrale Sonorité
moteur flatteuse
CONTRE
Moteur
creux en bas Intégration
du tableau de bord à la tête de
fourche |
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Type 4
cylindres, 4T Cylindrée 599
cm3 Alimentation 4
carburateur s 33mm Puissance
maxi 95ch
à 11500 tr/mn Couple
maxi 6,2
mKg à 9500 tr/mn Poids 215
kg (avec pleins) Hauteur
selle 785mm Réservoir 20
litres (total) réserve Vitesse
maxi 221km/h
(245 compteur) 0
à 100 Km/h 4
s Essai 7
litres |
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Essai réalisé en Juin 1999 |
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