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Deux moteurs sinon rienJ'ai découvert en avant première sur les Champs Elysées la TOYOTA Prius qui fera bientôt parler d'elle. Cette voiture roule depuis quelque temps déjà au Japon et aventure quelques pneus sur le vieux continent, avant d'y faire une entrée annoncée pour l'été prochain. Côté PileLa Prius est une berline 4 portes issue du même segment qu'une Mégane Classic ou qu'une Focus. Elle se présente sous un look moderne avec une face avant rappelant celle de la nouvelle Celica. Les stylistes ont privilégié une ceinture de caisse haute, à l'allemande. La Prius offre un coffre classique de bonne contenance, à peine réduit par quelques volumes morts. TOYOTA n'a pas lésiné sur les inévitables équipements de série tels que le double airbag, l'ABS, la climatisation, le tout électrique L'intérieur est tout aussi vaste, agrémenté d'une planche de bord à la fois simple et futuriste. Dans le style Espace ou Yaris, le combiné digital trône au centre, en bonne place sous le pare-brise. La console centrale abrite, elle aussi, un écran pour la navigation (en option). D'ailleurs, cet espace a été dégagé de tout appendice. Le frein à main est passé à pied et le levier de vitesses est remonté sur la planche, façon " queue de vache " des Tractions AV. Ce levier commande une boîte automatique, seule possibilité offerte, de type transmission à variation continue (CVT). Côté Obscur J'ai donc pu m'installer côté conducteur d'une de celles-là mais en tant que passager, le vrai conducteur étant assis à ma droite ; et oui, on roule à l'anglaise au Japon. Démarrage, pas de bruit, la seule indication que quelque chose s'est passé, est l'agitation de l'écran de navigation. En fait, cet écran renseigne d'abord sur le régime de fonctionnement de la voiture. Des flèches dans tous les sens indiquent par leurs clignotements si on roule électrique, si on roule thermique, si on recharge les batteries etc Au début, le spectacle risque de capter l'attention du conducteur. Pourquoi tant d'entrain à faire quelques kilomètres en Prius ? Parce qu'elle marque son temps en offrant la première, en série, la bi-motorisation. D'autres constructeurs comme VW ou MERCEDES ont proposé des solutions semblables, mais TOYOTA innove en visant la grande série dans le segment le plus stratégique. Le capot de la Prius renferme un 4 cylindres à 16 soupapes spécifique de 1500 cm3 de type VVTi, c'est à dire à distribution variable. A ses côtés, un alternateur et un moteur électrique alimenté par des batteries nickel-métal très discrètes puisque le volume du coffre n'est pratiquement pas altéré. Comment ça marche ? Ça marche grâce à l'électronique qui gère et optimise les fonctionnements des moteurs. Au démarrage, la Prius est 100 % électrique ; normal car on est souvent en ville dans ce cas. Tant que l'accélérateur n'est pas trop sollicité (conduite de type ville), le moteur électrique est le seul à se manifester (en silence), le moteur essence se coupant automatiquement. En conduite normale, hors ville, pour laquelle l'accélérateur est plus sollicité, les deux moteurs fonctionnent simultanément. Toute puissance en excédent du thermique recharge les batteries (par exemple en décélération). Côté extrêmement intéressant de la Prius, il n'y a plus de corvée de recharge desdites batteries. Autre avantage par rapport à une voiture électrique, l'autonomie est celle d'une voiture tout ce qu'il y a de plus normale. Quand on enfonce l'accélérateur (pente ou dépassement), le moteur électrique fournit le surcroît de puissance. On comprend mieux maintenant la présence de la boîte auto et surtout son mode fonctionnement de type CVT. Il apparaît comme le meilleur répartiteur, en continu, de la puissance délivrée par le moteur essence, vers les roues et l'alternateur. Compte tenu du régime particulier d'utilisation sur une faible plage, puisque le moteur électrique compense, le rendement du moteur thermique a été optimisé. Ceci se traduit par une consommation de moins de 5 l / 100 km et TOYOTA affiche 90 % d'émissions polluantes en moins par rapport à la réglementation japonaise. La mort de la voiture électrique est annoncée, elle est déjà moribonde. L'avenir est tracé par les voitures hybrides dont la figure de proue pourrait être la TOYOTA Prius. Les quelques kilomètres passés à son bord confirment que la Prius n'est pas un laboratoire roulant inaccessible mais une voiture comme les autres, répondant aux coups d'accélérateur, confortable, bien équipée et surtout logeable pour les passagers et leurs bagages. Le but recherché semble atteint. Les avantages de l'électricité sont présents (non pollution, non bruit en ville) et les inconvénients sont gommés (autonomie et encombrement des batteries). Voiture idéale ? La Prius devra le prouver par un prix non destructif et par sa fiabilité, encore que, pour ce dernier point, TOYOTA n'a rien à craindre ; la Prius roule déjà au Japon et bientôt aux USA. Patience, elle arrive en Europe pour l'été prochain. On en reparlera Ph. NIOLLET |
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