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de 163.000 FF

à 267300 FF

VOLVO S60
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Carrément galbée

A contre courant, VOLVO cultivait la mode carrée des années 70 jusqu'en 80 et a brillamment résisté au bio design (ce n'est pas plus mal) mais toujours les mêmes formes trop carrées tuent quelque peu l'image. La grande S80 a signé le nouveau style VOLVO avec calandre proéminente et flancs galbés jusque dans la découpe des phares arrière. La S60 reprend, pour ne pas dire calque à échelle réduite, le même style que sa grande sœur. Elle s'intercale dans la gamme entre la S40 et la S80, comblant logiquement la place laissée vide par la S70 ou ex 850 (vous savez la plus méditerranéenne des suédoises). Le V70, plus long, est naturellement désigné comme l'alternative entre un break S60 et un break S80. Le plus frappant quand on découvre la S60 (coup de cœur au dernier mondial), c'est sa ligne de toit fuyant sur la découpe de coffre façon coupé ; apparemment, il y a du latin dans cette auto.

Pleinement équipée

La ressemblance très (trop) troublante avec la S80 masque les 24 centimètres de moins de la nouvelle. Avec 4,58 m, la S60 se place en concurrente des AUDI A4, MERCEDES Classe C ou BMW série 3 et dans une certaine mesure de "notre" PEUGEOT 406 nationale. La face avant est quasi identique à celle du V70 à la calandre près. Le haut de caisse galbé sur toute la longueur se termine sur des feux identiques dans la forme à ceux de la S80 : un peu frustrant ! La petite risque de cannibaliser la grande. Les prix suivent la logique de gamme où 32.000 FF environ séparent la série 60 des séries 40 et 80, dans une même finition. Justement, on retrouve les trois niveaux habituels VOLVO à savoir Base, Optimum et Summum. Comme d'habitude, dès la finition de base, la S60 fait le plein d'équipements de série. Tradition sécurité, avec toujours un airbag d'avance, elle en offre 8 dont les rideaux de tête. Les appuis-tête sont dotés du système maison anti coup du lapin. Au chapitre sécurité active, on dispose de l'ABS avec répartiteur, de 4 disques et d'un antipatinage. La climatisation et un autoradio 6 HP participent au côté confort. Pour 14.000 FF de plus, la finition Optimum, la plus intéressante en rapport prix/équipements, agrémente, entre autres, la voiture de jantes alliage et d'un ordinateur de bord. Pour encore 14.000 FF supplémentaires, la Summum passe principalement au tout cuir.

Rondement motorisée

Plus courte, la S60 apparaît plus dynamique que la S70. L'effet est dû à l'empattement allongé et surtout à la réduction des porte-à-faux. En ombre passagère, la palette de moteur manque cruellement de Diesel pour l'instant, puisque le TDI common rail maison de 164 ch (fini l'association avec VAG) est prévu à la mi 2001. Contentons-nous des 4 motorisations essence disponibles, toutes à 5 cylindres, de 2,4 l atmo ou turbo, coiffées par le 2,3 l turbo sur la T5. Difficile de ne pas se satisfaire, VOLVO offre un éventail de puissance, sans lacune, de 140, 170, 200 et 250 ch., auquel on peut associer une boîte auto à 4 ou 5 rapports. Pour avoir testé trois des quatre motorisations, la S60 reste homogène et sécurisante, mais la version 250 ch s'avère un rien survireuse, heureusement protégée par l'antipatinage. La conduite sportive de cette voiture impose de passer la BVA en mode séquentielle, en raison des réactions lentes de la boîte. Les autres versions testées (200 BVA et 140 BVM) se conduisent de façon plus coulée, la boîte auto classique à 5 rapports, ajoutant l'agrément nécessaire. La 140 ch, forcément plus à la peine, offre un niveau de performances tout à fait suffisant. Partageant la même plate forme que la S80, on retrouve les qualités de tenue de route et de stabilité. Les suspensions sont souples mais pas trop et les mouvements de caisse sont maîtrisés.

Solidement confortable

L'habitacle de la S60 reste dans la tradition, avec une planche de bord inspirée plus que fortement de celle de la S80. Au risque de me répéter, VOLVO fait partie de ces constructeurs attentionnés envers les occupants de ses voitures. Les réglages des sièges, électriques en option sauf Summum et du volant confère une position de conduite parfaite. Au rayon fantaisie et moyennant quelques francs (pour la finition de base), le levier de vitesses alu est posé sur une rotule du même tonneau supprimant le traditionnel soufflet. Rançon du style, l'habitabilité des passagers arrière est moyenne tout comme la visibilité au travers de la lunette. Le silence de l'habitacle est en revanche excellent, troublé par les haut-parleurs de la radio. Enfin, une VOLVO n'en serait pas une, si elle manquait de rangements. Du porte gobelet dans la console aux bacs dans les portes et aumônières dans les dossiers, la S60 ne dévie pas d'un iota de la tradition. Des soufflets ont même été prévus devant les sièges avant. Le coffre est profond (424 l) avec un intéressant système de cloison amovible pour maintenir les objets. La banquette peut se rabattre asymétriquement pour gagner en volume.

En même temps que les nouvelles S/V40 Tdi common rail et le V70 Cross Country, la gamme S60 prend sa place dans le trafic. Grâce à son style moderne, la S60 redonne un coup de jeune au segment laissé par la série 70 (ex 850) plus connue pour son break que pour sa berline. Le moteur diesel manque beaucoup (6 mois à patienter) sur notre marché. Heureusement les moteurs essence procurent l'agrément qu'on attend de cette catégorie de voiture. Bien armée sur ses terrains favoris comme la sécurité et le confort, la S60 offre un rapport prix/équipements intéressant dans ce segment à domination allemande.

 

Ph.NIOLLET

 

POUR

Ligne

Agrément et soin des occupants

Prix/Equipements

CONTRE

Pas assez démarquée de la S80

Pas encore de Diesel

 

 

 

 

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LISTE DES ESSAIS
Essai réalisé en novembre 2000