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Tarifs revus à la baisse et introduction généralisée de l'ESP Créateur de nombreuses tendances devenues des évidences, VOLKSWAGEN abat une nouvelle fois un atout maître en installant, de série, l'ESP à bord de toutes les Golf et Bora proposées en France. L'arrivée de la PEUGEOT 307 sur un segment où la Golf est en très flatteuse position commerciale, a incité VOLKSWAGEN à repositionner rapidement ces deux gammes en vue de conserver leur position de leader sur le marché français. C'est le consommateur qui devrait profiter de cette vive concurrence. Equipement enrichiAprès l'ABS (en série sur la Golf dès 1998) , l'ESP est en matière de sécurité la deuxième application fondamentale du pouvoir de l'électronique sur des mécanismes efficaces. VOLKSWAGEN France profite de l'introduction de l'ESP pour :
L'ensemble des équipements dorénavant intégrés constitue par rapport aux gammes précédentes une économie de 3.580 FF à 13.590 FF selon les modèles considérés. Avec 10 motorisations (5 essence et 5 Diesel), 4 carrosseries (3 et 5 portes, break et cabriolet) et 3 transmissions (manuelle, automatique Tiptronic et 4 roues motrices permanentes "4Motion"), ce sont 75 versions qui constituent l'offre de la gamme Golf. Berline ou break, traction avant ou 4 roues motrices, la Bora est proposée en 37 variantes (6 motorisations). L'ESP on en parle beaucoup, mais qu'est-ce que c'est ? ESP signifie en anglais "Electronic Stability Programme", en français "Correcteur électronique de trajectoire". Pour comprendre l'intérêt de l'ESP il faut analyser ce que signifie, aujourd'hui, la notion de tenue de route. Elle se divise en deux parties :
Un peu de technique En ligne droite, avec chaque roue bien guidée et un train avant à déport négatif auto-correcteur (installé depuis longtemps sur les Golf), le conducteur oublie l'influence des imperfections possibles de la chaussée sur la tenue de cap. Si le volant informe le pilote des résistances rencontrées, c'est sans effet sur la direction même lors de fortes accélérations. Même stabilité au freinage, l'ABS se chargeant d'éviter les blocages de roues et de conserver une bonne qualité de direction. Avec l'EBV (répartiteur électronique de freinage), la gestion du freinage intègre les variations de charge sur les roues arrière et optimise la décélération en exploitant l'adhérence des quatre roues. C'est la fin des freins arrière à tambours. Respect de la trajectoire. En courbe, il est essentiel que les pneumatiques conservent leur portée au sol dans les débattements des suspensions et que les parallélismes soient respectés. Il est aussi essentiel que les roues restent en contact avec le sol, ce qui est le rôle des ressorts et des amortisseurs. Pour optimiser le comportement on a déjà introduit de petites variations de parallélisme, provoquées par les forces qui s'appliquent aux roues en fonction des circonstances ; c'est alors une programmation purement mécanique basée sur la résistance différenciée de chaque articulation. Avec l'ESP, il devient possible d'aller plus loin d'une part dans l'analyse fine des situations avec les mesures des forces d'inertie y compris le "lacet", d'autre part dans la correction apportée sur l'accélérateur et sur le freinage de chaque roue prise séparément. L'analyse des forces d'inertie, rendue possible grâce à des capteurs très performants, permet d'informer le calculateur ESP avec précision. En comparant ces valeurs avec la vitesse du véhicule et la position du volant (niveau de braquage), l'ESP est alors capable de détecter une anomalie et en conséquence un risque de non respect de trajectoire. La correction apportée par l'ESP est vraiment spectaculaire. A l'essai ! Pour prouver l'efficacité du système équipant "de série" toutes les Golf et Bora, VOLKSWAGEN ne s'est pas contenté d'en parler, mais avait aussi prévu de concrétiser le bon fonctionnement de l'ESP sur circuit et naturellement sur un revêtement plus que glissant. Sur l'anneau d'essai, des portions sèches alternaient avec d'autres revêtues de résine, copieusement arrosées et particulièrement peu adhérentes Premier tour avec au volant un des animateurs du circuit et ESP connecté : impeccable ! Au deuxième tour chacun prend le volant et malgré l'ESP connecté quelques "figures" n'étaient déjà pas très bien maîtrisées, mais la voiture restait sur la piste. Les tours suivants l'ESP était déconnecté et les mouvements de caisse n'étaient plus du tout contrôlés. La récompense est revenue lorsque le précieux dispositif a permis à chacun de retrouver une trajectoire moins fantaisiste. La preuve avait été faite de l'amélioration très spectaculaire de la sécurité apportée par l'ESP. En conclusion, on ne peut que se réjouir de la commercialisation d'autos munies de dispositifs améliorant très notablement la sécurité et en particulier avec cette application sur des revêtements dangereux. La très vive concurrence entre les constructeurs ne peut être que source de progrès pour le plus grand bienfait des consommateurs.
J.P. LAURAIN |
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